I. Le Koran, chap. iv
ne vous est pas permis d'épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes, vos nièces, vos nourrices, vos sœurs de lait, vos grand'mères. les filles de vos femmes dont vous avez la garde, à moins que vous n'ayez pas habité avec leurs mères. Vous n'épouserez point vos belles-filles ni deux sœurs. » Cependant, il ajoute, pour corriger ces rigueurs : (( Si le crime est commis, le Seigneur est indulgent et miséricordieux. » Môme indulgence dans le précepte suivant: u N'épousez pas les femmes qui ont été les épouses de vos pères. C'est un crime : c'est le chemin de la perdition, mais si le mal est fait gardez-les'. » — « Un homme débauché ne pourra épouser qu'une femme de son espèce ou une idolâtre. Lne fille débauchée ne se mariera qu'à un impudique ou à un idolâtre. Ces alliances sont interdites aux fidèles". » — c( Celui qui ne sera pas assez riche pour se marier à des femmes fidèles libres prendra pour épouses des esclaves fidèles... N'épousez les esclaves qu'avec la permission de leurs maîtres. Dotez-les avec équité, qu'elles soient chastes, qu'elles craignent l'impureté, et qu'elles n'aient point d'amants. — Si après le mariage elles se livrent à la débauche, qu'on leur inilige la moitié de la peine prononcée contre les femmes libres. Cette loi est établie en faveur de celui qui craint l'adultère. Vous ferez bien d'éviter ces mariages: mais le Seigneur est indulgent et miséricordieux \ )> On voit par ce qui précède que l'union avec la femme esclave n'est pas un véritable mariage. L'esclave est considérée comme ne pouvant pas être élevée à la même condition que la femme libre ; même ses fautes ne sont pas aussi sévèrement punies que celles de l'épouse véritable. Le Koran est fort sévère pom- cette dernière : u Si quelqu'une de vos femmes a commis l'adultère, appelez (juatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent contre elle, enfermez-la dans votre maison jusqu'à ce que la mort termine sa carrière '\ » Ce n'est pas le droit de mort comme