‹ La morale des religions [microform]Chapitre 337 sur 340 · TT^^TT · texte numérisé non relu

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LA MORALE DE L'ISLAMISME ET LES MOEURS

pratiqué librement, même à Jérusalem. Il semble que les successeurs de Mahomet auxquels fut due la très grande expansion de l'islamisme aient voulu appHquer ce précepte du koran : a Ne faites point de violence aux hommes à cause de leur foi'. » La tolérance des califes à l'égard des chrétiens grecs de l'Asie Mineure exphque la rapidité et la faciHté avec lesquelles l'islamisme se répandit dans cette portion de l'Asie. Quant à l'Afrique septentrionale, c'est avec une sorte d'enthousiasme qu'elle accueiUit la nouvelle religion. Les habitants de ces pays, étant nestoriens ou eutychéens, accueillirent les conquérants comme des libérateurs, qui les mettaient à l'abri des persécutions des chrétiens orthodoxes ; ils s'empressèrent d'adopter l'islamisme en même temps que l'autorité du califat arabe. « Partout, dit un éminent historien, les hérétiques chrétiens montrèrent pour les musulmans un attachement sincère et cordial ^ » Grâce à la tolérance que les successeurs de Mahomet montrèrent à l'égard des juifs, des chrétiens et aux adeptes qu'ils firent parmi les schismatiques, quatre-vingts ans après la mort de Mahomet, l'empire islamique s'étendait sur toute l'Arabie,^ la Mésopotamie et le Nord de l'Inde, l'Asie Mineure, l'Egypte, l'Afrique septentrionale jusqu'à l'Atlantique, l'Espagne jusqu'aux Pyrénées que ses troupes franchissaient, en 718, pour s'emparer de Narbonne. La brutalité et l'hypocrisie de la morale politique de Mahomet ne devaient se manifester qu'à partir du jour où l'islamisme se trouverait en présence du christianisme. La lutte entre les deux fanatismes fut violente, incessante et subsiste encore sur tous les points du globe où ils sont en contact. Elle ne cessera, sans doute, que le jouroùàla morale politique des deux religions, se sera subtituée celle d'une philosophie fondée exclusivement sur la raison et la science.

L'influence exercée par la morale sociale de l'islamisme sur l'évolution de la morahté publique n'a pas été meilleure que celle des autres morales rehgieuses. Dans les sociétés

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