‹ La morale des religions [microform]Chapitre 34 sur 340 · I. A oyez ci-«.icssus p. 3a · texte numérisé non relu

I. A oyez ci-«.icssus p. 3a

l'aide de ces biens jusqu'à ce qu'elles se mariassent; elle leur attribuait, en outre, la propriété de la dixième partie de ces mêmes biens afin qu'elles eussent une dot à donner à leur mari. A l'époque thalmudique, en effet, le père qui marie sa fille est obligé de lui donner une dot proportionnée à sa fortune et égale, au moins, à la somme qui était alors considérée comme permettant d'échapper à la bienfaisance publique'.

Il est évident que, malgré ces progrès, la morale familiale religieuse des juifs était notablement en relard sur les idées qui régnaient à l'époque thalmudique, dans la plupart des sociétés au milieu desquelles les Israélites avaient fondé des colonies.

Il faudrait, en somme, avoir l'esprit bien peu critique ou être d'une singulière ignorance, pour voir dans la morale familiale des Livres sacrés hébraïques autre chose que la simple manifestation des sentiments propres à tous les peuples primitifs chez lesquels l'esprit de domination et l'égoïsme du maie n'ont pas encore été modifiés par la juste compréhension des intérêts du mâle lui-même. La morale religieuse a figé l'égoïsme du mâle dans les lois, et l'y a maintenu à une époque où les progrès de la civiHsation en avait atténué les effets dans les mœurs et même dans la législation de la plupart des peuples.

I. Kabbixowicz, Léyisl. civ. du Thalmud, I, Inlrotl., p. xi.iif.

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