I. Voyex : Ernest Renan, Les Évangiles, p
Va.
LA MORALE DES LIVRES SACRÉS DU JUDAÏSME
magnificence forment son vêtement, et elle se rit du jour à venir ; elle ouvre la bouche avec sagesse, et des instructions aimables sont sur sa langue ; elle surveille ce qui se fait dans sa maison, et elle ne mange point du pain de la paresse. Ses enfants se lèvent et la disent bienheureuse; son mari se lève et il la loue, et dit : Plusieurs filles ont une conduite vertueuse, mais toi, tu les surpasses toutes '. » La sanction de la belle conduite de celte femme aimante, de cette mère attentive aux besoins de ses enfants ne se trouvet-elle pas dans l'admiration dont elle est l'objet de la part de tous ceux qui la connaissent et dans rafiection que lui témoignent son mari, ses enfants, ses serviteurs? Et cette sanction n'est-elle pas suffisante pour amener toutes les épouses et mères à imiter son exemple ?
A côté de cette page naïve autant que belle, trouvent naturellement leur place, les conseils donnés au mari : « Mon fils, sois attentif à ma sagesse, incline ton oreille à ma prudence : afin que tu conserves la réflexion et que tes lèvres gardent la connaissance. Car les lèvres de l'étrangère distillent le miel, et son palais est plus doux que l'huile. Mais ce qui en provient est amer comme l'absinthe, et perçant comme une épée à deux tranchants. Ses pieds conduisent à la mort ; ses démarches aboutissent au sépulcre. Elle ne considère pas le chemin de la vie; ses voies s'égarent elle ne sait où... Eloigne ton chemin d'elle, et n'approche point de l'entrée de sa maison ; de peur que tu ne donnes ton honneur à d'autres..., de peur que les étrangers ne se rassasient de ta fortune, et que ce que tu auras acquis par ton travail ne passe dans une maison étrangère... Bois des eaux de la citerne et des ruisseaux de ton puits. Tes fontaines doivent-elles se répandre au dehors et tes ruisseaux d'eau sur les places publiques .^ qu'ils soient à toi seul et non aux étrangers avec loi. Que ta source soit bénie ; et réjouis-toi de la femme de ta jeunesse, comme d'une biche aimable et d'une chèvre gracieuse ; que ses caresses te réjouissent en tout temps, et sois continuellement épris de