‹ La morale des religions [microform]Chapitre 6 sur 340 · DU JUDAÏSME · texte numérisé non relu

DU JUDAÏSME

« L-idée du Dieu législateur a écrit Renan ' est une idée commune à toute l'anliquité. L'humanité, dans les âges pesamment réalistes, ne pouvait concevoir la loi morale que comme le commandement dun être supérieur. Elle objecl.va.t la voix de sa conscience en une voix émanée du cet. ,) Le que Renan n'ajoute pas et qui cependant a une 1res grande importance, c'est que l'ensemble d'idées morales auquel ,1 donne le nom de « voix de la conscience » existait avant que 1 on conçût le projet de « l'objectiver en une VOIX émanant du ciel ». La société judaïque, au moment ou elle songe a faire parler le ciel, s'est déjà fait une conception morale particulière, en tenant compte de ses intérêts généraux ainsi que de ceux des classes, des familles et des individus qu. la composent. C'est pour protéger ces intérêts, beaucoup plus que pour donner saUsfaction à la voix de sa consc qu'elle rédige ses Livres sacrés, qui sont les

seuls codes auxquels le peuple hébreu dut obéir ^

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