I. Platon, La République, livre V
a. Aristote (Po/j7., livre II, chap. vi) trouvait que les lois de Sparte n'avaient pas suffisamment réglementé la conduite des femmes ; il notait que Lycurgue « après avoir tenté de les soumettre aux lois, dut céder à leur résistance et abandonner ses projets. » Le motif qu'il en donne mérite d'être noté : « Le législateur, en demandant i\ tous les membres de la République tempérance et fermeté, a glorieusement réussi ii l'égard des hommes; mais il a complètement échoué pour les femmes dont la vie se passe dans tous les dérèglements et les excès du luxe. La conséquence nécessaire, c'est que, sous un pareil régime, l'argent doit être en grand honneur, surtout quand les hommes sont portés h se laisser dominer par les femmes, disposition habituelle des races énergiques et guerrières... LesLacédémoniens n'ont pu échappera cette condition générale, et tant que leur puissance a duré, les femmes ont décidé de bien des affaires. Or, qu'importe que les femmes gouvernent en personne, ou que ceux qui gouvernent soient menés par elles? Le résultat est toujours le même. »