‹ La morale économiqueChapitre 13 sur 242 · LIVRE 1er. — RAPPORTS AVEC L'ÉCONOMIE POLITIQUE · texte numérisé non relu

LIVRE 1er. — RAPPORTS AVEC L'ÉCONOMIE POLITIQUE

Les valeurs qui constituent la richesse sont produites, :omme nous l'avons vu, dans une multitude d'entreprises éparées et diverses. Elles se distribuent entre les coopéraeurs de ces entreprises, savoir, les travailleurs qui en fornent le personnel et les capitalistes qui en fournissent le natériel. Personnel et matériel sont réunis et associés dans les proportions déterminées par la nature de chaque entremise. Le mode et les conditions de cette association sont issentiellement divers. L'entrepreneur applique à la producion son capital de valeurs personnelles, auquel il joint comnunément un autre capital de valeurs mobilières ou immobilières. Cependant les capitaux que possède l'entrepreneur uffisent rarement à son entreprise. Il loue ou emprunte un upplément plus ou moins considérable de valeurs personlelles investies dans les ouvriers, et en échange desquelles il eur fournit sous forme de salaire une part anticipative et issurée dans le produit, en y joignant parfois une partévenuelle; il emprunte aux capitalistes et aux propriétaires l'immeubles un autre supplément de valeurs mobilières et mmobilières en échange desquelles il leur fournit un intérêt, in loyer ou une part de bénéfice. Comme la valeur même du iroduit, ces parts se règlent par l'opération des lois de la oncurrence et de la progression des valeurs, et cette opéation s'accomplit de la même manière dans les deux cas. Les lossesseurs des valeurs personnelles, mobilières et immobilières les offrent au marché, en échange des parts ou des étributions éventuelles ou assurées que les entreprises offrent le leur côté. Le taux des parts ou rétributions se règle suiant la quantité offerte des agents ou des matériaux dans ssquels sont investies les valeurs personnelles, mobilières t immobilières. Quand la quantité offerte d'un agent ou d'un lément de production se trouve à l'état d'excédent, la rétrimtion des autres s'augmente à ses dépens d'une manière trogressive et vice versa; le surcroît ou la rente stimule la

production et l'offre des agents ou des éléments en déficit, et décourage celles des agents ou des éléments surabondants jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli. Gomme les mêmes lois ont agi pour régler la valeur du produit ou service au niveau fiM.^ des moindres frais de production, chacun reçoit la part qui

lui est nécessaire pour entretenir ses pouvoirs productifs, rétablir ses valeurs personnelles, mobilières et immobilières, avec adjonction du profit réalisé dans l'entreprise, lequel est de même strictement mesuré à la somme nécessaire pour déterminer les détenteurs des agents et des éléments de la production, à les y engager. Dans cet état d'équilibre vers lequel ils sont continuellement ramenés et d'autant plus vivement qu'ils s'en écartent davantage, ces agents et ces éléments de la production se partagent ou du moins tenden continuellement à se partager de la manière la plus utile lé valeur investie dans les produits et services, c'est-à-dire dam la proportion nécessaire pour se conserver et se multiplier conformément aux besoins de la production.

Enfin les mêmes lois agissent comme des régulateurs de U consommation. Toutes les forces physiques, intellectuelles e morales qui constituent notre être se font concurrence pou obtenir les articles de consommation dont elles ont besoii pour subsister, et en échange desquels elles offrent leurs ser vices. Les forces qui sont mises particulièrement en œuvre e qui dépensent le plus sont naturellement celles dont le besoii /xle réparation est le plus intense. Si ce besoin n'est pas satis ' fait d'une manière suffisante, elles souffrent, et leur souffranc croît progressivement jusqu'à ce qu'elles s'atrophient et pé \,o-\ rissent. En revanche, elles jouissent et se développent dan la mesure de la satisfaction qui leur est accordée, et de Fin tensité croissante ou décroissante de leur demande. La r* cette de chacune tend ainsi continuellement à s'équilibre avec celle des autres dans la proportion utile de la dépens ! et des services.

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