‹ La morale économiqueChapitre 15 sur 242 · LIVRE 1er. — RAPPORTS AVEC L'ÉCONOMIE POLITIQUE · texte numérisé non relu

LIVRE 1er. — RAPPORTS AVEC L'ÉCONOMIE POLITIQUE

de jouir du produit ou de la part qui lui en revient, qu'il en ait la propriété, qu'il puisse disposer de la valeur qui fait l'objet de cette propriété, l'échanger, la prêter, la donner, la léguer, ou bien encore employer à sa consommation le produit ou le service dans lequel elle est investie. Au point de \ vue de l'économie politique, c'est la liberté de l'échange, du [ prêt, du don, du legs ou de l'héritage, de la consommation. Au point de vue de la morale, c'est le droit d'échanger, de prêter, de donner, de léguer, de consommer. La liberté de [ parler, d'écrire, de s'associer et de participer dans la mesure de son apport au gouvernement des sociétés politiques, industrielles ou autres dont on fait partie, en un mot toutes les libertés qui correspondent à un mode utile d'exercice de l'activité humaine, constituent de même autant de droits naturels dont la reconnaissance et la garantie sont nécessaires à , l'accomplissement de la tâche que la nature a imposée à l'homme.

Cette tâche se résout dans la production d'une série d'actes \ .^ utiles à la conservation et au progrès de l'espèce, et peut-être ]L,m , i (à cet égard, nous ne pouvons former que des conjectures dans l'état actuel de nos connaissances) à ceux des autres / êtres qui peuplent notre globe et l'univers. Ces actes utiles, \ aM c^a^ , >

, la morale commande à l'homme de les produire, en même temps que de s'abstenir des actes nuisibles. C'est le Devoir. C'est en usant de l'ensemble de ses droits que l'homme peut remplir l'ensemble de ses devoirs. 1a'vv^~~" <xaaa

Les actes utiles que l'homme a le devoir de produire concernent d'abord l'entretien de son existence et la conserva- , ««...v/v^ tipn de ses forces. Chacun doit pourvoira sa propre subsis-

: tance, car nul ne possède un droit sur la subsistance d'autrui. 1^1 * Cv^ En conséquence, l'individu doit aviser lui-même à alimenter, «) ^ ei, s'il se peut, à augmenter ses forces productives, afin de j^« pouvoir coopérera la production et de se procurer un re- p^ p»w o<n venu. Il doit encore aménager l'emploi de ce revenu, de, '

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