EUROPE
Kilomètres.
Fiance 32.491
Russie d'Europe 26.483
Suède et Norvège 8 . 454
Danemark 1 . 042
Royaume-Uni 30.983
Empire d'Allemagne 37.535
Hollande et Luxembourg 2.800
Belgique 4.410
Espagne 9 . 185
l 'ortugal 1 . 529
Suisse 2.758
Italie 10.354
Autriche-Hongrie 22.613
Roumanie 1 . 000
Grèce 323
Turquie, Bulgarie et Roumélie 1.391
Serbie 2 H
Total 195. l.iS
États-Unis 203. SS6
A ces chiffres, empruntés au Bulletin de statistique et de législation comparée du ministère des travaux publics, il faut ajouter ceux dos voies ferrées de l'Asie, de l'Afrique, des deux Amériques, moins les Etats-Unis, et de l'Océanie, soit environ 50,000 kilomètres.
de ses chapitres les plus importants, de manière à dépasser l'actif.
Nous venons de passer en revue les causes qui agissent et continuent à agir plus que jamais pour le produire, savoir l'action perturbatrice du progrès, l'insuffisance de la capacité du self-governmenl et de la tutelle nécessaire pour y remédier, la conservation du régime de la servitude politique. Essayons maintenant de nous rendre compte de la nature et de l'étendue de ce passif qu'elles ont creusé et qu'elles agrandissent tous les jours.
Dans l'état actuel de la statistique, la plupart des articles qui le composent ne peuvent être évalués que d'une manière tout à fait approximative. Si l'on voulait par exemple avoir une idée de l'importance des pertes causées par la transformation progressive du matériel et des procédés de la production, il faudrait pouvoir calculer, dans chaque branche de travail, la valeur du matériel que le progrès a mis hors de service avant qu'il ne fût entièrement usé, avec la moinsvalue dont il a frappé le personnel, soit en rendant inutiles les aptitudes et les connaissances particulières qu'exigeait la mise en œuvre de l'ancien matériel, soit en privant de son emploi accoutumé et de ses moyens d'existence une partie de ce personnel. Il ne serait pas moins difficile d'évaluer le dommage causé par le système d'assistance destiné à protéger l'industrie contre le progrès. En supprimant ou en affaiblissant la pression de la concurrence extérieure dans les industries assistées et en infligeant aux autres le fardeau de celte assistance, le système protecleur a enrayé leurs progrès, et en ralentissant l'accroissement naturel de leur productivité, diminué la richesse générale. Ce système a causé à l'ensemble de la production des peuples civilisés un dommage plus considérable encore, en rétrécissant artificiellement les débouchés de chacun et en les rendant précaires. Non seulement les prohibitions et les