LIVRE Ier. — RAPPORTS AVEC L'ECONOMIE POLITIQUE
et le renouvellement utile des générations dont la succession constitue l'espèce, se joint une série d'autres devoirs, d£voirs enversJTÉtat, les autres membres de la société et de l'humanité, l'animalité, la Divinité; tous se rattachant, directement ou indirectement, à des nécessités de conservation et de progrès de l'espèce. L'accomplissement des devoirs envers l'Etat est utile à la conservation de la société particulière à laquelle l'individu appartient, et celle-ci à son tour est utile à la généralité. Les devoirs de l'individu envers les autres membres de la société et de l'humanité intéressent de même la conservation et le progrès de l'espèce. Ils sont de deux sortes, négatifs et positifs. L'intérêt de tous commande de respecter le droit de chacun; c'est le devoir négatif. Il commande encore aux hommes, vu l'infirmité de leur nature et les risques de toute sorte auxquels ils sont exposés, de s'assister les uns les autres ; car cette assistance constitue à l'avantage commun une assurance contre les risques individuels; c'est le devoir positif. Les devoirs de l'homme envers l'animalité intéressent l'espèce en assurant la conservation et la multiplication des forces de ses auxiliaires. Enfin les devoirs envers la Divinité contribuent à l'accomplissement de tous les autres, en rattachant les destinées de l'individu à celles de l'espèce et celles-ci aux destinées de l'universalité des êtres.
Les droits et les devoirs constituent la matière de la morale.