‹ La morale économiqueChapitre 63 sur 242 · LIVRE III. — LA MATIÈRE DE LA MORALE. — LE DEVOIR · texte numérisé non relu

LIVRE III. — LA MATIÈRE DE LA MORALE. — LE DEVOIR

L'homme nVt-il pas enfin des devoirs d'assislance et de charité à remplir envers l'animalité inférieure? Si l'on songe que les animaux ont tous quelque chose de l'homme et que l'homme a quelque chose d'eux, que la différence qui les sépare réside seulement dans l'inégalité du nombre et du développement de leurs forces physiques et morales, que l'homme est lié à un grand nombre d'espèces par la réciprocité des services, on se convaincra qu'il a, lui aussi, le devoir d'assister ses humbles auxiliaires et que les âmes charitables qui portent secours à un animal malade ou blessé accomplissent, sous l'impulsion consciente ou non de leur nature bienveillante, une obligation morale. Elles contribuent à diminuer la somme des maux auxquels sont condamnées toutes les créatures et qui sait si cet acte modeste de bienfaisance envers les petits n'a pas sa répercussion utile dans l'ordre universel des choses?

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