Chapitre YIII. — Le sentiment moral
L Les sentiments et les représentations sont inséparables les uns des autres. — L'intensité des sentiments n'est pas toujours proportionnelle à la clarté des représentations. — En quel sens on peut faire une étude à part des sentiments. — Difficultés spéciales de cette étude. — Méthode employée par la sociologie contemporaine. — Résultats obtenus ' 224
IL Analyse sociologique du sentiment d'obligation, dans son rapport avec les représentations collectives. — Critique de l'idée de « sentiment moral naturel ». — Exemple de la piété filiale chez les Chinois. — Comment des sentiments contradictoires peuvent coexister indéfiniment dans une même conscience. — La force de persistance des sentiments est plus grande que celle des représentations. — Exemples pris de notre société 234
m. Energie des réactions que les sentiments moraux déterminent. — Rien de plus difficile à modifier que les sentiments collectifs. — Sentiments religieux se portant chez les anciens sur ton le la nature, chez les modernes sur la nature morale seulement. — Signification, à ce point de vue, de la religion de l'Humanité. — Comment nous pouvons restituer la conception sentimentale, aujourd'hui disparue, de la nature physique 248
I. Idée d'un art rationnel fondé sur la science des mœurs. — En quoi il différera de la pratique morale qu'il se propose de modifier. — Le progrès moral n'est plus conçu comme dépendant uniquement de la bonne volonté. — Il portera sur des points particuliers et dépendra lui-même du progrès des sciences. — Tentatives faites jusqu'à
présent pour réformer systématiquement la réalité sociale. — Pourquoi elles ont été prématurées 255
II. Objection : n'est-ce pas aboutir au scepticisme moral? — Réponse : rien n*est plus éloigné du scepticisme que la conception d'une réalité soumise à des lois, et d'une action rationnelle fondée sur la connaissance de ces lois. — Sens de cette action. Amélioration possible d'un état social donné, sous quelles conditions. ...... 266
ni. Les prescriptions de l'art rationnel ne valent que pour une société et dans des conditions données. — Nécessité d'une critique des obligations édictées par notre propre morale. — Impossibilité de leur reconnaître une valeur imniuable et universelle. — Hypocrisie sociale naissant de renseignement moral actuel. — Gomment la morale existante peut être un obstacle au progrès moral . . 277
IV. Conclusion. Schème général provisoire de l'évolution des rapports de la pratique et de la théorie en morale. Trois grandes périodes. Disparition, dans la troisième, des postulats religieux, finalistes, anthropocentriques. — Elude de la réalité sociale par une méthode scientifique. — Applications possibles de cette science dans l'avenir 285
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E V l\ K U X , I M P R I M E UI E DE CHAULES H E K I S S E Y
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