Chapitre Yll. — La morale naturelle
I. La recherche scientifique consiste, non à « fonder » la morale, mais à analyser la r»^alité morale dt»nnée. — Sa première démarche est de reconnaître que cette réalité, quoique familière, n'en est pas moins ignorée 191
II. La morale d*une société donnée, à une époque donnée, est déterminée par l'ensemlile de ses conditions, au point de vue statique et dynamique. — Postulats finalistes sous-jacents aux conceptions cou-* rantes sur le consensus social. — Critique de l'idée philosophiqjie de « morale naturelle ». — Toutes les morales existantes sont natu-
TABLB DES MATIÈRES 399
reNes. — Gomparsison de la morale naturelle avec la religion naturelle. — L'anthropocentrisme moral, dernière forme de Tanthropocentrisme physique et ifnental 197
m. Nécessi té d^étndteir désormais les morales, passées ou existantes» au moyen de la méthode comparative. — Impossibilité de les ramener fl notre propre conscience prise pour type 208
IV. Objection : les vérités morales ont été connues de tout temps. — Réponse : cette conception est inconciliable avec la solidarité réelle des différentes séries de phénomènes sociaux, qui évoluent ensemble. — En fait, la ressemblance des formules n'empêche pas une très gr^de diversité de leur contenu. — La justice sociale est un devenir, sinon un progrès continu. — Influence des grands changements économiques 213