‹ La morale indépendante dans son principe et dans son objetChapitre 28 sur 42 · LA MOU A LE INDÉPENDANTE · texte numérisé non relu

LA MOU A LE INDÉPENDANTE

l’homme pourtant reste debout. Seul il reste dans son entier, identique avec lui-même. C’e'-t sur sa personne que l’édifice moral se reconstruira.

La conscience, en la percevant expérimentalement comme libre, nous donne la première pierre de ce monument nouveau. De la liberté découle le droit inviolable et équilatéral, l’obligation impérative et mutuelle, et du droit reconnu, de l’obligation pratiquée, la justice, qui, conçue rationnellement d’une manière absolue, devient notre immortel idéal.

Sur cette nouvelle base, l’homme constitue d’abord la morale individuelle dont le principe unique, en rattachant tous les hommes les uns aux autres, dans l’égalité et la réciprocité du droit et de l’obligation, à travers les diversités des individualités respectives, imprime un caractère commun à toutes les vertus.

Étendant ensuite le même principe de l’individu à la collectivité, il constitue la morale sociale sur la même base. Mais ici le travail est plus complexe. Se trouvant en face de la civilisation et de l’histoire, il doit reprendre en sous-œuvre et réviser à cette nouvelle lumière toutes les institutions qu’elles lui lèguent : le gouvernement, la législation, l’Église dans ses rapports avec l’État, le mariage, la famille, la

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