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La morale sociale

Ces pages de biographie, qu'écrivit Léon Cladei, en 1886, étaient destinées à précéder la première édition de cet ouvrage; la modestie de l'auteur en empêcha la publication. j Nous les restituons aujourd'hui :

Zézayant, bredouillant et grasseyant tout à la fois, une poignée de ces inutiles qui grouillent partout où se montre qui veut être vu, les uns déjà vieillis à l'âge où la virilité commence à peine ; adolescents sans pudeur ni fraîcheur, les autres, s'assirent à la brune, un soir, en ma présence, à l'une des tables extérieures du café Tortoni. « Qui diable est ça! chantonna l'un d'entre eux, après avoir prononcé les prénom et nom inscrits ci-dessus, et pourquoi s'occupe-t-on de lui dans les gazettes ? » Si je connaissais très peu celui de qui s'entretenaient à bâtons rompus et trop cavalièrement aussi cette racaille d'honnêtes gens, antiphrase des plus expressives, s'appliquant tout aussi bien aux gredins de nos contrées et de ce temps-ci, que cette autre : Euménides, aux Furies chez les Grecs, ou cette autre encore : Modérés, aux frénétiques de n'importe quand et de n'importe où, je n'ignorais pas du moins

- que c'était un démagogue, un frondeur, rebelle à la tyrannie d'un seul ou de tous, un Prolo de mon acabit, et je toisai de haut en bas tous ces beaux produits des classes dirigeantes, qu'on a tour à tour appe-

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