TOR
tion de « lichen plan circiné atrophique du gland », qui lui paraît présenter un terme de transition, M. Gougerot émet l'hypothèse de l’existence d’une maladie lichénosclérodermique. M. Pautier combat cette hypothèse et fait remarquer que le raisonnement de M. Gougerot aboutit à des conclusions inadmissibles, puisqu'il doit « assimiler rapidement deux affections parce qu’elles ont la même topographie, tandis qu’elles présentent une symptomatologie différente. »
M. Pautrier proclame ensuite l’autonomie de la dermatose lichen plan. Il conçoit cependant que le terrain ait des limites difficiles à préciser quand il s’agit de lichen plan scléreux et de white spot disease, mais il pense qu’une analyse serrée des caractères cliniques et histologiques puisse, dans la plupart des cas étudiés, permettre un diagnostic exact. Il termine en disant : « Nous devons nous efforcer de préciser les éléments de ce diagnostic, au lieu de nous contenter de l’hypothèse trop facile de confondre en une seule et même maladie deux affections aussi manifestement différentes que les sclérodermies et le lichen plan, l’une affection pure du collagène, l’autre affection à histologie cellulaire si particulière. »