TRAITEMENT
L'éliologie et la pathogénie restant obscures, le traitement, lui aussi, est incertain.
On envisagera un traitement général et un traitement local.
4° Le traitement général peut être symptomatique, étio-
logique, pathogénique.
Symplomatique. — C’est le traitement antiscléreux. On peut employer les iodures et la thiosinamine. Voici un cas de morphée en gouttes de M. Weissenbach : prise quotidienne, par voie buccale, à chacun des trois repas, d’une pilule de 5 centigrammes de thiosinamine iodée (iodéthylallyl-thiocarbamide) sans interruption; et onction quotidienne des lésions à l’aide d’une pommade à base d'insuline au taux de 0,35 p. 100; en un mois, l’extension des lésions s’est arrêtée, le lilac ring s’est effacé partout; un mois plus tard, les lésions disséminées ont disparu, sans cicatrices ou presque; la plaque de morphée en gouttes conglomérées que présentait la malade a pris une consistance plus souple. Dix mois plus tard, il ne persiste qu’une plaque blanche, absolument souple, légèrement atrophique, encore parsemée de points cornés, mais extrêmement petits.
Eliclogique. — C'est le traitement anti-infectieux : traiter la tuberculose, la syphilis, le rhumatisme articulaire aigu, etc. 6e
Pathogénique. — C'est le traitement soit du système nerveux, soit des glandes endocrines. Hercog, qui pense que la
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sclérodermie est liée aux lésions des fibres trophiques para-
sympathiques, emploie chez l’une de ses malades, avec un
plein et rapide succès, de la pilocarpine en injections sous-
8e cutanées (0 g. 20 d’une solution à 1 p. 100 tous les jours)
: et en pommade (1 g. d’une pommade à 1 p. 100). Mais c’est surtout l’opothérapie qui a été le plus fré-
.quemment employé. En se basant sur les observations - recueillies, on constate que l’opothérapie thyroïdienne
donne souvent d’heureux résultats, pouvant aller jusqu’à Ja régression des lésions de white spot. L’opothérapie polyà clandulaire est la plus employée. On utilisera chez la femme : thyroïde, hypophyse, surrénale, ovaire (T. H. S. O.); et chez l’homme : thyroïde, hypophyse: surrénale, testicule
b- LORS TT.)
5e basant sur l'hypercalcémie, M. Leriche agit cu. gicalement sur les parathyroïdes et obtient parfois des succès.
Signalons, enfin, le traitement des sclérodermies de L. Leriche et À. Jung : 3 grammes par jour de chlorure d’am- monium, avec un régime acidifiant. Cela dans le but d’aug- menter l'élimination du calcium chez le malade, 2° Comme traitement local, signalons (en mettant de côté les pommades les plus diverses) : la radiothérapie, l’élec-
trolyse, l’ionisation iodée (vrocédé Bourguignon), les rayons
ultra-violets, l’étincelage de haute fréquence, etc. Nous terminerons en transcrivant ce que dit M. W.
# Dubreuilh au sujet de la morphée : « J’en conclus que la mala-
die guérit toute seule à un moment donné et qu'on est porté à attribuer la guérison au traitement qui est en cours à ce moment-là. »