CONCLUSIONS
L. — Les auteurs français désignent sous le nom de morphée en gouttes une variété de sclérodermie circonscrite superficielle, encore appelée par l'Ecole américaine « white spot disease ».
I. — La morphée en gouttes est une variété de sclérodermie et non une forme de lichen plan scléreux atrophique avec lequel la confusion est facile.
HE — Dans la morphée en gouttes, l'existence de dépressions punctiformes, d’hyperkératose et de bouchons cornés est compatible avec le diagnostic de sclérodermie; l'association de white spot disease et de sclérodermie typique es! assez fréquente.
IV. — L'hypothèse d'une « maladie lichéno-sclérodermique » ne repose pas sur des bases suffisantes pour être encore admise; l’histologie des lésions, associée aux caractères cliniques, permet toujours de séparer la morphée en gouttes du lichen plan scléreux atrophique.
V. — L'étiologie de la morphée en gouttes est obscure; on incrimine souvent la tuberculose, parfois des maladies infectieuses diverses et les troubles endocriniens, thyroidiens en particulier, qui en dérivent.
NT. — La pathogénie montre qu'à côté de troubles vasculonerveux, il faut peut-être envisager des troubles tissulaires
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et considérer le tégument externe comme une vaste glande à sécrétion interne capable de jouer un rôle dans les dermatoses selon l'hypothèse de M. Pautrier.
VIH — Le traitement le plus efficace semble être l’opothérapie, l’opothérapie thyroïdienne en particulier, mais surtout polyglandulaire (thyroïde, testicule ou ovaire, hypophyse, surrénale). :