‹ La Morphée en GouttesChapitre 7 sur 38 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Sans étudier en détail les origines de la morphée, on est frappé, en abordant son problème historique, de la longue carrière de ce terme médical. Dès l'antiquité, il qualifie un . des stigmates de la lèpre, non sans contribuer à la confusion presque complète qui a longtemps existé entre cette maladie mal définie et les autres dermatoses, Un curieux article de MM. Dubreuilh et Bargues (La lèpre de la Bible, Annales de dermatologie, 1914) montre que la lèpre biblique (zaraath) n’est pas, peut-être, la lèpre au sens actuel, mais une série de dermatoses extensives et, en général, bénignes. Quand le terme de morphée apparaît, sa signification est, pendant des siècles, confuse, rattachée à telle affection, puis à telle autre; nombreuses furent les idées qui varièrent à son sujet; ce terme est pris surtout pour une variété du vitiligo (vitiligo gravior), et beaucoup plus souvent de la lèpre; d’ailleurs, cette façon de voir est encore citée par quelques auteurs. Ce n’est guère qu’à notre époque que son emploi devint plus précis, et si la conception varie au cours des siècles, la morphée moderne est certainement très différente de l’ancienne. C’est un Anglais, Eramus Wilson, qui fait revivre cette ancienne dénomination pour l'appliquer à la sclérodermie en plaques. En somme, l’étymologie du mot morphée reste inconnue. Mais ce qui nous intéresse est la morphée en gouttes, qui peut être rattachée aux sclérodermies.

Le premier type de morphée en gouttes paraît avoir été

Page 1