URSULE
Madame! Madame ! II y a sut notre porte un sirouge que je n'ai pu effacer !
W U.BURGI Un sign rouge !
>DI LIEVI
Un signe rou|
URSULE Comme si l'on avait tué un agneau sur le seuil.
WALBURGE Nous sommes maudits !
GODELIEVE
C'est étrange !
WALBURGE, à Ursule.
Un signe rouge, as-tu dit?
URSULE Et il y en a plusieurs dans le village.
On entend des sons de trompette.
GODELIEVE Voilà ton mari qui rentre.
WALBURGE
Ce n'est pas le son de ses trompes î
GODELIEVE
Alors ce sont deschasseurs qui viennentde Flandre.
WALBURGE Je ne sais pas ce que c'est. Mais cela me paraîtdes
musiques de l'enfer ! Ah ! Voilà les chiens qui hurlent à la mort !
URSULE Je viens de leur donner du pain.
WALBURGE, allant à la fenêtre.
Regardez — là-bas! des soldats à cheval ! GODEL1ÉVE
C'est l'escorte du duc qui va rendre visite aux comtes de Zelande.
WALBURGE
Non ï Ils sont comme des vautours ivres, comme des chacals, comme des hyènes. Dieu ! Ils essuient des épées ! Mon enfant !
Elle prend son enfant, le serre dans ses I près du fou.
URSU !
Madame, ne tremble/ pas ainsi !
WALBl RGI
J'ai froid î
l KSI I E Je vais mettre de nouvelles bûches dans l'atie Elle |ette des bûches dans l'âtrç en disant:
Cela vous réchauffera le sang!
GODEL1EVE, qui s'est approchée de la fenêtre.
Notre village est plein de soldats ! Ils ont des piques, des haches. Grand Dieu ! Grand Dieu ! Ils enfoncent à coups de poutre la porte de la maison du bourgmestre, sur laquelle se trouve un signe rouge aussi ! Seigneur ! Seigneur!