‹ La mort aux berceauxChapitre 4 sur 5 · URSULE · texte numérisé non relu

URSULE

Madame! Madame ! II y a sut notre porte un sirouge que je n'ai pu effacer !

W U.BURGI Un sign rouge !

>DI LIEVI

Un signe rou|

URSULE Comme si l'on avait tué un agneau sur le seuil.

WALBURGE Nous sommes maudits !

GODELIEVE

C'est étrange !

WALBURGE, à Ursule.

Un signe rouge, as-tu dit?

URSULE Et il y en a plusieurs dans le village.

On entend des sons de trompette.

GODELIEVE Voilà ton mari qui rentre.

WALBURGE

Ce n'est pas le son de ses trompes î

GODELIEVE

Alors ce sont deschasseurs qui viennentde Flandre.

WALBURGE Je ne sais pas ce que c'est. Mais cela me paraîtdes

musiques de l'enfer ! Ah ! Voilà les chiens qui hurlent à la mort !

URSULE Je viens de leur donner du pain.

WALBURGE, allant à la fenêtre.

Regardez — là-bas! des soldats à cheval ! GODEL1ÉVE

C'est l'escorte du duc qui va rendre visite aux comtes de Zelande.

WALBURGE

Non ï Ils sont comme des vautours ivres, comme des chacals, comme des hyènes. Dieu ! Ils essuient des épées ! Mon enfant !

Elle prend son enfant, le serre dans ses I près du fou.

URSU !

Madame, ne tremble/ pas ainsi !

WALBl RGI

J'ai froid î

l KSI I E Je vais mettre de nouvelles bûches dans l'atie Elle |ette des bûches dans l'âtrç en disant:

Cela vous réchauffera le sang!

GODEL1EVE, qui s'est approchée de la fenêtre.

Notre village est plein de soldats ! Ils ont des piques, des haches. Grand Dieu ! Grand Dieu ! Ils enfoncent à coups de poutre la porte de la maison du bourgmestre, sur laquelle se trouve un signe rouge aussi ! Seigneur ! Seigneur!

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