CROMWELL, FAIRFAX
(Ils sont assis.) CROMWELL.
J'avais prié le commissaire général Ireton de vous faire part des intentions de l'année (^3) ; mais j'ai mieux aimé m'entendre moi-même avec vous...
FA.IRFAX.
Dans quel abîme nous nous sommes précipités !
CR OMWELL.
Mvlord, le plus grand malheur pour un honnête homme, pour un vrai chrétien, c'est d'être jeté au milieu de factions qu'il est impossible de maîtriser , et dont aucune n'a un but raisonnable. Je ne sais comment empêcher ce que l'on médite contre le parlement.
FA.1RF AX.
Dieu m'inspire un moyen très-honorable.
Il ne m'étonnera point de votre part.
FAIRF AX.
Trouvons-nous demain à Westminster, et nous verrons si l'on osera nous marcher sur le corps...
CROMWELL
Non, général , non ; conservons-nous pour sauver le roi. Nous péririons avec gloire, mais le sacrifice de notre vie ne serait d aucune utilité à l'Angleterre.
Ainsi nous voilà, dans toute la force du terme, sous le joug des agitateurs.
CROMWELL
Oui , mylord ; mais comment le secouer ?