CHARLES I, JUXON, HARRISSON
HARR ISSON.
Je suis chargé de remettre à votre majesté une expédition authentique des trois derniers bills du
parlement. (Il donne au roi un paquet sous enveloppe.)
C'est très-bien, monsieur. Je vous prie de vous retirer.
HARRISSON
Sire, j'ai l'ordre de vous conduire chez le chevaher Robert Cotton(9i), et vous voudrez bien me suivre à l'instant même.
CH A RLES 1.
Pourquoi cette nouvelle violence?
HAR RISSOIY.
J'obéis à la haute cour de justice, qui ne doit rendre compte à qui que ce soit des ordres qu'elle donne.
A qui que ce soit? Vous vous trompez, monsieur, elles Saints mêmes n'en sont pas exempts , fussentils les colonnes de la cinquième monarchie.
H A R 1 s s O N , avec humeur.
Votre majesté veut-elle me suivre?
CHARLES r.
Oui, monsieur.... Il y a assez long-temps que je suis au pied du Calvaire.... Montons la montagne du martyre, et partagez mes vêtemens(92).
JUXON
Sire, je ne vous quitte pas. Je veux vous aider à porter votre croix jusqu'au lieu du supplice; je veux partager vos chaînes et m'honorer de la fidélité que je vous dois, dût-elle m'être fatale.
CHARLES I,en lui donnant la main.
Suivez-moi, mon ami, et que vos vertus me consolent dans mes derniers instans.
(Ils sortent.)