SCÈNE PREMIÈRE
1^ Dans un château près de Windsor , à sept heures du matin. )
assis devant une fable sur laquelle il y a des papiers et des lumières.
J E n'en cloute pas ; ils veulent ma mort. Le poison est déjà préparc peut-être (i) Reine infortunée, je ne te reverrai plus que dans le sein de Dieu ! Et mes enfans, que deviendront -ils ? Me permettra-t-on seulement de les embrasser avant de mourir ? Non : ce serait une faveur; on me la refusera... Les cruels ! comme ils se plaisent à m'avilir dans mes malheurs ! Us me mettent sous la garde d'un
misérable tiré de la lie du peuple (2). M'avilir !
jamais. Fort de ma conscience, de mes droits, dv
i4 LA MORT DE CHARLES L
sceptre que je dois au Dieu de mes ancêtres , je ne fléchirai ni devant les communes, ni devant l'armée. La rébellion peut me précipiter du trône, mais je ne composerai jamais avec elle. Mes amis n'auront pas à rougir pour le prince qu'ils ont si malheureusement servi (3).
( Un instant de silence. )
Relisons ma prière , et puisse Dieu me fortifier contre les terreurs de la mort et les crimes de mes sujets (4) !
( Le roi prend un papier qu'il lit à voix basse et avec attendrissement. )
Religion divine, que mon cœur a besoin de tes consolations ! Sans toi, sans tes promesses, je serais le plus malheureux des hommes.
( Le roî met sous enveloppe cette prière écrite de sa main , et se It'-ve. )