‹ La mort de Charles I, roi d'AngleterreChapitre 68 sur 76 · JOHN CROMWELL · texte numérisé non relu

JOHN CROMWELL

Vous êtes de tous les hommes celui que j'aurais le moins soupçonné de vouloir la mort du roi, vous

qui m'aviez si souvent assuré que vous péririez plutôt que de l'abandonner.

CKOMWELL.

Les temps sont changés , et la Providence en ordonne autrement. Croyez que s'il dépendait de ma volonté de sauver ce malheureux prince... J'ai prié et jeûné pour lui, et je suis sûr qu'il n'en a jamais fait autant pour moi.

( John Cromwell va femer la porte de la chambre , et met la clef dans sa poche. )

Votre intention serait-elle de vous porter à des violences...?

( II tire un poignard. ) JOHN CROMWELL.

Soyez tranquille, je ne veux pas vous assassmer... Cachez ce poignard, et écoutez-moi. (En laî montrant des papiers. ) Voici dcs lettres de créance des états de Hollande , de Charles et du prince de Galles; mettez à la vie du roi toutes les conditions que vous voudrez. Il dépend de vous aujourd'hui de rendre votre famille heureuse et respectable. Mais si vous résistez à ce que vous prescrit l'honneur, nous serons obligés de reprendre notre ancien nom de Glamorgans, car celui de Cromwell, déshonoré à jamais...

CROMW ELL.

Je ne puis écouter aucune proposition. Le conseil des officiers et moi nous avons cherché le Sei-

gneur la nuit dernière, et il a été résolu à l'unanimité que le roi devait mourir.

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