UN OFFICIER
S, c'est le valet du tyran.
LE PRÉSIDENT
Commissaire Mathieu : ton rapport — mais un moment : voilà le médecin Leclerc que je vois à la barre ; il a d'abord à nous rendre compte de sa conduite.
LE PEUPLE
Oui, oui, c'est un traître, un Coblencier! on sait qu'il a voulu parler bas au ci-devant... écoutez, écoutez!
LE PRÉSIDENT
Citoyen Leclerc, apprends au peuple pourquoi tu as affecté, parlant à Capet, de rester debout et la tête découverte, quand les municipaux, assis et couverts, te donnaient l'exemple de la dignité républicaine, qui veut que tous les hommes soient égaux.
LECLERC
Citoyen, je n'ai voulu en rien désobéir aux lois de la république; mais le malheur me touche, et je lui porte du respect.
LE PEUPLE
A l'Abbaye, l'aristocrate !
LE PRÉSIDENT
Silence ! — Citoyen médecin, réponds : avais-tu l'intention de braver les lois, et le crime n'excite-t-ilplus ton indignation ?
LECLERC
Je ne brave ni les lois ni l'autorité. Je puis assurer la commune de mon obéissance.
C'est bon; fais ta déposition.
LECLERC
La femme de Louis Capet me parla delà nécessité où elle était de faire des remèdes pour sa fille, qui a une