‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 107 sur 212 · UN OFFICIER · texte numérisé non relu

UN OFFICIER

S, c'est le valet du tyran.

LE PRÉSIDENT

Commissaire Mathieu : ton rapport — mais un moment : voilà le médecin Leclerc que je vois à la barre ; il a d'abord à nous rendre compte de sa conduite.

LE PEUPLE

Oui, oui, c'est un traître, un Coblencier! on sait qu'il a voulu parler bas au ci-devant... écoutez, écoutez!

LE PRÉSIDENT

Citoyen Leclerc, apprends au peuple pourquoi tu as affecté, parlant à Capet, de rester debout et la tête découverte, quand les municipaux, assis et couverts, te donnaient l'exemple de la dignité républicaine, qui veut que tous les hommes soient égaux.

LECLERC

Citoyen, je n'ai voulu en rien désobéir aux lois de la république; mais le malheur me touche, et je lui porte du respect.

LE PEUPLE

A l'Abbaye, l'aristocrate !

LE PRÉSIDENT

Silence ! — Citoyen médecin, réponds : avais-tu l'intention de braver les lois, et le crime n'excite-t-ilplus ton indignation ?

LECLERC

Je ne brave ni les lois ni l'autorité. Je puis assurer la commune de mon obéissance.

C'est bon; fais ta déposition.

LECLERC

La femme de Louis Capet me parla delà nécessité où elle était de faire des remèdes pour sa fille, qui a une

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