DEUXIEME PARTIE
dartre sur la joue. Elle me demanda quel^ étaient ceu:^ qu'elle devait employer. Comme il faut toujours, citoyens, respecter les malheureux ; que la flUe ne doit pas être punie des crimes du père ; que d'ailleurs elle a une très-jolie figure, et qu'il serait dommage que cette dartre lui restât (car cet enfant est un chef-d'œuvre de la. nature)...
LE PRÉSIDENT, avec humeuT.
Citoyen le Clerc, la peau du serpent est aussi un ofceWœuvre de la nature. Le conseil t'invite à conti- Xiiier sans digression.
LECLERC
Je li4 ai donc ordonné de l'esquine et de la salsepareille, drogues très-simples, qui ne peuvent être falsifiées. Au reste, j'en avais parlé à un de mes collègues, et il a signé l'ordonnapce. Vous pouvez prendre tous ' les renseignements qu'il vous plaira...
LE PRÉSIDENT
C'est assez ; pas de conseils : la commune sait ce qi^'^lle a à faire. Tu peux te retirer. — Que les membres du conseil qui auraient quelques observations à faire...
SERMAIZE
Udi mot.
Écoutez, écoutez!
SERMAIZE
Citoyens, autant l'exactitude à exécuter la loi ennoblit les fonctions du magistrat, autant la sagacité et la surveillance du magistrat ennoblissent l'homme et le ^^publicain. Importuné des demandes de Capet, j'aurais P^ lui répondre non, tout court ; mais comme il est ^^estion d'une servitude humaine, ce qui intéresse
toujours la créature ; et que cependant il s'agit, d'autre part, d'une arme tranchante pouvant servir aux plus grands crimes, je n'ai voulu rien décider sans le secours de votre expérience. Le ci-devant Roi demande à se raser lui-même.
UNE VOIX
C'est un coup de politique, il veut se couper la gorge !