DEUXIÈME PARTIE
Le plus profond silence s'établit. — Les municipaux et les délégués du peuple se retirent.
Porte d'entrée de la tour.
LE PEUPLE
L»es v'ià qui reviennent! — Les v'ià ! — Et Monsieur et Madame Véto> qu'ils paraissent donc ! — A bas les municipaux. — Ils se sont évadés! Silence, voilà Gardembas ! . . . '
GARDEMBAS.
Les traîtres sont là, mais ils ne bougent pas : ils méconnaissent Tautorité du peuple, et se refusent à le satisfaire...
LE PEUPLE
Il faut les démolir! —A la lanterne! à la lanterne!...
DANJOU
posant un ruban tricolore en travers de la porte.
Citoyens, mes frères, reconnaissez l'autorité de vos lïiagistrats. Au nom de la loi, défense à tout citoyen de passer outre. Vous l'avez respectée aux Feuillants, ^ous la respecterez ici. Retirez-vous...
UNE VOIX
Le vrai domicile des hommes libres est sur la place publique !