LE MAÇON
Eh bien ! quand vous sortirez de cette tour, vous pourrez dire, ma foi, que vous avez travaillé à votre prison.
LE ROI
Hélas I quand en sortirai-je, et comment ! {Il prend le Dauphin, et s'écarte en prêtant Voreille.) C'est bien
le tambour Voilà plus d'une heure qu'il bat.... et
si matin 8' adressant à Arhalestier, commissaire
(le la commune,) Qu'est-ce donc. Monsieur le Commissaire ? Et qu'y a-t-il de nouveau ?
ARBALESTIER
Je l'ignore.
LE ROI
Croyez-vous, Monsieur, que ce ne soit pas la générale?
ARBALESTIER
Je ne le sais pas davantage.
LE ROI, bas et à lui-même.
Il tient son fils par la main, se promène, et écoute ce qui se pas»
au dehors.
Ce ne peut être que mon jugement !... A cette heure la convention n'est cependant pas assemblée. Et pui; tant de monde sur pied ?... (Frappé tout à coup (fw bruit confits.) Il me semble que j'entends un trépigne ment de chevaux I {Au commissaire.) N'entendez-vou pas, Monsieur le Commissaire ?
ARBALESTIIR.
Ça peut être ?...
On sert le déjeuner. (L^heure des repas est le seul instant où Lou puisse voir sa famille et se réunir à elle.) Les commissaires de ] commune sont toujours présents. — Entrent la Reine et la famil royale.
LA REiNE> à mi-voix et d'une manière entrecoupée Je suis bien inquiète...
LE ROI
J'attends la volonté du ciel.
Dieu ! si c'était un prétexte I... Il y a donc un décret
Un des commissaires s'avançant pour prêter l'oreille, Louis fait u signe pour exprimer Fignorance où il est des événements.
LA REINE
Ah 1 dites-leur bien que je ne veux pas séparer m cause de la vôtre !... Et que si c'est un jugement, il vous doivent un défenseur .
LE ROI
J'espère qu'ils ne me le refuseront pas.