‹ La mort de Louis XVI: Scènes historiquesChapitre 168 sur 212 · AMAR · texte numérisé non relu

AMAR

Vous avez entendu deux plaidoyers dans l'affaire du ci-devant Roi : l'un à la barre par son défenseur officieux; l'autre à la tribune. Le premier fondé sur l'absurde système de l'inviolabilité, le second sur un abus de mots et sur la confusion de tous les principes. De

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quoi s'agit-il ici? Il s'agit d'Un fait public, consigné sur toutes lés "pages de Thistoire, consigné sur tous les registres des tribunaux et des adruinisti^ations ; il s'agit de la journée du 10 août... Ici il n'y a point de témoins à rapprocher, point de procédure à faire: il n'y a qu'une chose à juger, le fait de la tyrannie. Lès faits sont clairs : j'invoquerai le peuple français, j'invôqtierai les mânes des patriotes égorgés sOus Làfayette, et traduits devant Louis comme des agneaux sous le couteau du boucher. Mais quel sera le jury de jugement? Vous êtes tous partie intéressée, vous a-t-on dit; mais ne vous dira-t-on pas aussi que le peuple français est partie intéressée, parce que c'est sur lui qu'ont porté les coups du tyran. A qui donc en faudrait-il appeler? Aux planètes, sans doute.

Les tribunes et une partie de la salle applaudissent.

LEGENDRE

A une assemblée de rois !

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