PREMIÈRE PARTIE
CARRA
Si, parbleu!...
DANTON
Non, te dis-je... et je vais achever de t'initier; car il faut bien que nous sauvions les apparences. Ainsi donc, comme au fait il serait peut-être trop apparent que les nôtres seuls restassent aux sections pour déléguer les commissaires de la nouvelle commune, quand tout le monde sera sous les armes et en marche sur le Château, il est convenu que chaque section, autant que faire se pourra, aura son comité permanent, sous pré- "texte de correspondre avec les bataillons armés, et d'entretenir les rapports qui pourraient être nécessaixes au système général de Tattaque. Quelques autres smis, allant et venant, se réuniront aussi au local ordinaire des sections. Nous aurons de la sorte toutes les xiominations qui pourront seconder les circonstances.
CARRA
Et le maire Pétion? Car ce dada est encore capable ^e nous remettre aux calendes...
DANTON
Desmoulins te Ta dit : c'est une bannière dont nous -^vons encore besoin. Autant vaudrait peut-être un "bouchon de paille au bout d'une pique, à la mode des ïlomains. Mais, puisque nous l'avons, il faut s'en arranger. Nous lui donnerons une garde d'honneur cie quatre cents hommes : ce sera superbe, je crois.
CAMILLE DESMÔULINS.
Oui, on le consigne;., ou plutôt nous le retiendrons pour cause de service.
DANTON
C'est dit; d'autant qu'il s'y attend, et que les girondins eux-mêmes lui en ont parlé. Il est d'ailleurs bon eafant et ne veut se compromettre avec personne.