BOURBON, LE COMTE
LE COMTE
Prince, mon dévoûment doit vous être connu;
Qu'il me fasse écouter. Vous voici parvenu
Aux pieds des murs fameux, jadis maîtres du monde:
Pour peu que la fortune à nos efforts réponde,
Demain au Capitole heureux et tout-puissant,
Vous dicterez le sort d'un peuple gémissant ,
Vous dicterez le sort de l'Italie entière.
Prince , de mon pays que prétendez-vous faire ?
L'abandonnerez-vous au barbare Allemand?
Ne cherchez-vous ici que du butin, du sang ?
Non, vous avez conçu de plus nobles pensées :