SCÈNE III
. BOURBON , POMPERAN.
BOURBON
Nous approchons enfin du but de nos travaux. Que de peine à guider tous ces peuples rivaux , Tous ces aventuriers dont se forme l'armée !
POMPERAN.
Accourus au seul bruit de votre renommée , Vingt peuples différens partagent nos dangers , Et pour nous les Français sont les seuls étrangers!
BOURBON
Fidèle compagnon de ma longue misère , N'éclairciras-tu pas ce front triste et sévère? Quand la fortune enfin seconde mes désirs, Ne veux-tu pas renaître au bonheur, aux plaisirs? Redeviens comme au temps de nos jeunes années , Où l'amour et les jeux remplissaient'nos journées , Ce noble Pomperan, si brillant, si fêté, Dont partout on vantait l'esprit et la gaîté