ACTE II, SCENE IV. 3r
Tout ce qu'en un combat sanglant et dispute La victoire à la fin refuserait peut-être, Certain d'être approuvé de l'empereur mon maître, Au Saint- Père j'ai cru devoir donner la paix. En voici le traité.
(Il donne le traité à Uourbou qui l'examiue et le lui rend.) BOURBON.
Tel que je l'attendais.
Par Vous à mes soldats Rome est ainsi fermée; Mais pour mes intérêts et ceux de mon armée, Je ne veux m'en remettre à nul autre qu'à moi. A Naples vous pouvez agir en vice-roi; Ici je suis le maître et n'en connais point d'autre.
LANNOI.
Charles-Quint n'est-il plus et mon maître et le vôtre? Et ne devez-vous pas vous montrer toujours prêt A tout sacrifier à son seul intérêt?
BOURBON
A Charles je n'ai fait que trop de sacrifices!
Et tant d'ingratitude a payé mes services ,
Ses promesses , Seigneur, m'ont trompé tant de fois ,
Qu'à la fin moins crédule il m'est permis , je crois,
De veiller par moi-même à ce qui m'intéresse.