SCÈNE III
BOURBON, SALVINI, FRONSBERG, LE COMTE, Chevaliers et soldats qui entrent tumultueusement.
^ BOURBOJS.
Amis, vous me quittez, je ne veux pas me plaindre;
5o LE CONNETABLE DE BOURBON.
Libres vous vous étiez rangés sous mes drapeaux , Vous pouvez librement en choisir de nouveaux; Mais comme à votre sort toujours je m'intéresse, Laissez-moi vous montrer le péril qui vous presse : Un ennemi tremblant, qui ne peut résister, Dont les lâches complots sont seuls à redouter, Croit à défaut du fer vous vaincre par la ruse.
saiaijni.
De vous tromper, guerriers, se peut-il qu'on m'accuse! J'en atteste le ciel; non, jamais; non...
BOURBON (le menaçant).
Tais-toi.
11 veut pour un peu d'or m'enlever votre foi; Mais son or, ses trésors, peut-il donc les défendre? Qui peut vous empêcher aujourd'hui de tout prendre? Des moines, des bourgeois de peur déjà transis? Que n'avons-nous affaire à d'autres ennemis! INous aurions plus de gloire, et c'est la seule chose Dont je voulais ma part; que du reste on dispose. Pour vous soit le butin et pour moi le danger : C'est ainsi que toujours j'ai voulu partager. Yous êtes mes enfans, suis-je pas votre père? Plus que tout autre bien votre amitié m'est chère. Yous êtes tout pour moi, sans vous je ne suis rien.
(avec fierté.)
Mais qu'êtes-vous sans moi? moi qui suis le lien