ACTE IV, SCENE III
Tu mérites la mort, misérable embaucheur, Qui te couvres eu vain du nom d'ambassadeur.
(Il appelle. Pomperan paraît.)
Pomperanî de guerriers j'aperçois un grand nombre ; Si de pouvoir encore il me reste quelque ombre, Qu'ils viennent à l'instant. S'il le faut, servez-vous Du nom du malheureux qui nous divise tous.
( Pomperan sort.) ( à Salvini.)
Il ne sait pas me fuir et l'imprudent m'offense ! Qui pourrait te soustraire à ma juste vengeance? Mais ton sang est trop vil pour y plonger ma main. Cesse de te troubler, ne tremble plus, Romain; A tes nouveaux soldats je prétends au contraire Ici te présenter; leur troupe mercenaire Est digne d'un tel chef; ils valent ce qu'il vaut. Que leur fait la vertu? c'est de l'or qu'il leur faut. Les voici ; je t'observe et sache te contraindre.