LA PRINCESSE, SALVINI, ANNA, BOURBON
LANNOI.
BOURBON
Madame, quels transports en mon cœur je sens naître! Qu'avec ravissement je reviens à vos pieds, Après tant de travaux , de tourmens essuyés ! Je ne m'en plaindrai plus, je bénis le fortune, Si vous ne trouvez pas ma présence importune.
LA PRINCESSE
Vous savez trop, seigneur, que jadis votre amour, Je ne m'en cache pas, fut payé de retour. Votre présence encor pourra m'être bien chère, Si vous ne venez pas nous apporter la guerre.
BOURBON
Un chevalier fait-il la guerre à la beauté?
i8 LE CONNÉTABLE DE BOURBON.
Suis-je donc un barbare, un brigand détesté !
LA. PRINCESSE
Non, ce n'est pas, seigneur, pour moi que je dois craindre; Yousmecomprenezmal, ou bien vous voulezfeindre. Mais, chargé près de vous d'un message important, Le frère de ma mère , envoyé par Clément , Vous expliquera mieux le souci qui me presse. Pendant cet entretien souffrez que je vous laisse.
BOURBON
Quoi ! me priver sitôt du bonheur de vous voir !