SCÈNE VII
IS
ADELINE
Je ne puis désobéir...
ROBERT
A votre père?... Mais, moi que ma mère veut marier... je ne lui désobéis pas, en ne me mariant pas.
ADELINE
Comment?
ROBERT
.Ah !... voilà... Je m’arrange de façon à déplaire aux parents des jeunes filles qu’on me destine... si ça ne réussit pas, je dépjais aux jeunes tilles elles-mêmes.
ADELINE, vivement.
Ah !... Comment faites-vous?
ROBERT, à part.
Elle est naïve... et jolie... et elle a des épaules d’une blancheur! (Haut.) Comment je fais... dame !... Une supposition f|ue vous soyez ma future... il me semble... que tout à l’heure à la pêche, je vous ai déplu passablement.
ADELINE
Oh ! non... Monsieur, c’est moi qui vous ai contrarié...
ROBERT
Du tout... c’est moi.
ADELINK.
C’est moi.
ROBERT
Oublions tout cela, et suivez bien mon conseil ! Déplaisez, déplaisez!... Cela vous sera bien difficile, mais avec de la bonne volonté on arrive à toui... Déplaisez donc et le refus ne viendra pas de vous... il viendra de l’autre... Vous jouerez la surprise, l’indignation... vous vous plaindrez de la tatalité, et vous mettrez dedans complètement vos respectables parents.
ADELINE
Et c’est ainsi que vous faites ?
ROBERT
Je n’en agis pas autrement depuis deux ans que ma bonne mère veut à toute force... devenir grand’mère. Ainsi, tenez, pas plus tard qu'aujourd’hui, ce matin, il s’agissait d’un mariage pour moi... cane m’allait pas... qu’est-ce que j’ai fait ?. . j’ai cherché à déplaire à mon futur beau-père... et je lui ai déplu en lui tapant sur le ventre... faites comme moi... quand on vous présentera le père de votre fiancé... tapez lui... non... c’est bête... Pour une jeune fille, çaneserait pas convenable... mais, sans avoir l’air de le faire exprès, enlevez-lui sa perruque avec l’hameçon de votre ligne... Tous les beaux-pères ont des perruques...