LA MOKT DU PÊCHEUR
ADELINE
Mais... dites-raoi... je suis peut-être bien curieuse...
ROBERT
Peut-être... mais dites toujours.
ADELINE
Pourquoi détestez-vous tant le mariage ?
ROBERT
Ah ! je vais vous le dire... quoique jeune encore, j’aime les champs, la campagne, la verdure.
ADELINE
Comme moi !
ROBERT
La chasse... la pêche à la ligue.
ADELINE
Comme moi.
Quoique riche, quoique de bonne famille, portant un nom honorable, je ne tiens nullement à vivre à Paris... où, naturellement, la femme que j’épouserais voudrait briller.
ADELINE
C’est comme moi... Le mari qu’on me donnerait... m’obligerait à abandonner ceux... qui m’entourent... que je n’ai jamais quittés... cette campagne que j’aime tant... ce pays qui m’a vue naitre.
ROBERT
Eh bien, voyez donc. Mademoiselle, quelle sympathie... Et dire que nos parents ne se connaissent pas... mais j’y pense... Ah! mais ça serait curieux... dites-moi... je vais peutêtre vous paraître indiscret ?
• ADELINE
Peut-être, mais dites toujours.
ROBERT
Gomment vous nommez-vous ?
ADELINE
Je me nomme Adeline ! . («e reprenant) de ïournay. *
ROBERT, lui-même.
Ça n’est pas cela... non... Eh bien, c’est dommage, parole d’honneur.
ADELINE
Quoi donc ?
ROBERT
Rien, rien... (A lui-mème.) El dire que ce n’est pas à une petite hile, comme celle-là, que ma mère...
Adeline, Robert.