SCÈNE IX. l'J
ROBKRT, à part.
C’est singulier!
ADF.I.INE.
Qui se permet avec lui des familiarités...
ROBERT, à part.
Ah 1 mon Dieu !
ADELINE
Mon père Ta mis à la porte. En sorte que me voilà débarrassée de ce prétendu-là... et s’il en vient un autre. . c’est moi qui lui déplairai... Oh !.. je profilerai de vos conseils... quelle bonne idée vous avez eue là, et que je vous en remercie... Maintenant, je puis défier tous les maris... que monsieur de Samois voudra me faire épouser.
ROBERT
Monsieur de Samois, dites-vous?
ADELIKB.
Sans doute.
ROBERT
Ah çà, voyons, entendons-nous ; vents vous nommez Adeline de Tournay, et vous dites que votre père...
ADELINE
Voilà... précisément ce grand chagrin, voilà la cause de mon désespoir... J’ai appris seulement aujourd'hui, que monsieur de Samois n'est pas mon père... mais il m’aime comme sa fille... et lui seul peut disposer de ma main.
ROBERT, A lui-même, se promenant d’un air très-agité-
Lui seul ! Et moi qui l’ai tapoté !
ADELINE
Qu’avez-vous donc ?
ROBERT, de même.
Et moi qui lui ai fumé dans le nez !
ADELINE
Que signifie?
ROBERT, de môme.
Et moi qui allais lui enlever sa perruque avec mon hameçon...
ADELINE
Je ne comprends pas.
ROBERT
Oh! non, vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe là. (Montrant son cœur.) Et là. (H montre ea tète.) C’cSt terrible, VOyCZ- VOUS !
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