‹ La mort du pecheur comedievaudeville en un acteChapitre 21 sur 24 · LA MORT DU PÈCHKUR · texte numérisé non relu

LA MORT DU PÈCHKUR

Vous m’effrayez.

ADELINE

ROBERT

De sorte que monsieur de Samois a congédié l’insolentP

Oui, Monsieur.

ROBERT

Et que vous voilà débarrassée de cet imbécile ?

ADELINE, avec joie-

Oui, Monsieur, je suis libre !.. c’est drôle... ça n’a pas l’air de vous faire plaisir.

ROBERT

Si... si... je suis joyeux... je suis très-joyeux... et vous allez comprendre la joie que j’éprouvd; le hasard me fait rencontrer une femme comme je l’avais rêvée... une pêcheuse à la ligne... cequiestrare chez les femmes... à la ligne surtout. Vous voyez que j’ai de la chance... celte femme, je l’aime, je l’adore... J’ai l’espoir de ne pas lui déplaire, vous voyez que la chance continue... je n'ai qu’à tendre la main, enfin, pour avoir la sienne... Vous voyez que la chance augmente... Eh bien, ô ma fiancée... permeiiez-moi de vous donner ce nom?

ADELINE, à part.

Ah ! mon Dieu ! Il devient fou ! *

ROBERT, continuant.

J’ai repoussé tout cela... je me suis rendu indigne de lui ! de toi ! de vousl de moi! Cet insolent, que monsieur de Samois a congédié... cet imbécile dont tu es débarrassée, c’est moi !

ADELINE

Il se pourrait !

Il se peut ! Adeline !.. Il ne reste plus qu’un parti à prendre.

(Il va pour 6ter sa veste.)

ADELINE

Que faites-vous ?

ROBERT

Rien... dont votre pudeur puisse être alarmée...

ADELINE

Mon Dieu! mais quel vertige vous prend?

ROBERT

Oui... un vertige... à mon tour, six pieds d’eau, peu de natation... voilà mon affaire, (il veut se jeter à l’eau.)

' Robert, Adeline.

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