Î.A MORT DU PÊCHEUR
ROBERT
Je VOUS emmène chez ma mère... Vous lui plaisez... Elle vient trouver votre père... Elle lui explique le tapotage, la fumée dans le nez... le vieillard, quoique Breton, est uUendri... et je vous épouse.
ADELINE
Y songez-vous?
Venez, venez ! (I1 l’entraîne jusque sur le pont.)
ADELINE
Non, monsieur Robert... Mon devoir est de rester ici... le vôtre est de retourner auprès de voire mère..
ROBERT
C’est votre dernier mot?... Eli bien, je ne vous quitte pas... ou plutôt, non 1 je retourne auprès de M. de Samois. S’il me jette à la porte, je me roulerai de désespoir sous ses fenêtres... j’y resterai quinze jours et quinze nuits s’il le faut... sous ses fenêtres... jusqu’à ce que j’aie obtenu ma grâce.
ADELINE
Mais...
ROBERT
Je pars chez M. de Samois.
ADELI.VF..
C’est inutile.
Pourquoi donc?
Il est là.
ROBERT
ADELINE
ROBERT
OÙ ça?
Là, sur la berge... une ligne à la main.
ROBERT
Je vais lui parler. (11 monte sur le pont.)
ADELINE, placée un peu plus bas.
Mauvais moyen... N’approchez pas... il n’aime pas qu’on lui fasse la conversation pendant qu’il pêche.
ROBERT
C’est comme moi... mais, n’unporle... je me risque... Ahl un moyen de lui plaire... de lui paraître gentil... tout d’uQ coup... (Criant.) Hé ! là-bas !
ADELINE
Appelez-le plus respectueusement.