SCÈNE IX
BOBERT.
Entre pêcheurs, ça se fait comme cela. (Criant.) Hé ! oh ! hé !
UN VOIX, du fond.
Hé 1 Oh ! hé !
Tenez! voyez! il m’a répondu... (ii monte sur l’appui du pont.) Monsieur de Samois, j’ai Thonneur de vouif demander la main de mademoiselle Adeline.
LA VOIX
Laissez-moi tranquille... je suis sur le point d’attraper une carpe.
ADELINE
* C’est votre faute, aussi... vous vous y prenez très-maladroitement.
ROBERT
Du tout... j’ai mon plan... prêtez-moi votre concours... (Haut.) Monsieur de Samois, vous n’attraperez pas votre carpe, si vous me refusez la main de votre fille.
LA VOIX
J’aurai la carpe, et vous n’aurez pas ma fille.
ROBERT, à Adeline.
Prôtez-moi toujours votre concours... venez ici... près de moi. (Haut.) Monsieur de Samois, il ya là six pieds d’eau... nous ne savons nager ni l^un ni l’autre... nous allons nous noyer.
LA VOIX
Ça m’est égal.
ROBERT
C’est possible... mais le bruit de notre chute effrayera la carpe que vous comptez attraper.
LA VOIX
Arrêtez !
Vous consentez ?
la’^voix.
Mariez-vous... mais n’effarouchez pas le poisson!...
BOBERT.
Voyez-vous... Ah! je savais bien qu’il ne voudrait pas la naort du pêcheur. Enfin ! je suis ton mari ! tu es mon Adeline ! Mon Ondine ! Oh !... (ii lui emuasse les mains) désormais comme nous allons pêcher ensemble... (a im-même) seulement, ça ne sera pas à la ligne.