‹ La mort et la mort subiteChapitre 34 sur 139 · VIII. — DE LA MORT SUBITE DANS LES FIÈVRES · texte numérisé non relu

VIII. — DE LA MORT SUBITE DANS LES FIÈVRES

Messieurs,

Il y a un certain nombre de ûèvres clans lesquelles la mort, arrivant d’une façon soudaine et quelque peu suspecter peut amener une intervention médico-légale.

Tous connaissez la fièvre intermittente, Messieurs, et ses formes pernicieuse, algide, comateuse, cholériforme. Vous savez qu’un accès peut être pernicieux d’emblée, sans que le malade ait eu d’accès de fièvre auparavant; que l’algidité peut se produire en même temps que le frisson initial, c’est-à-dire au premier stade ; que la forme comateuse se présente surtout à la fin du deuxième stade et l’accès cholériforme au moment de la diaphorèse, c’est-à-dire au troisième stade. Ces divers accès peuvent d'ailleurs se confondre, être subintrants, et il y a là toutes espèces de raisons pour que, à un moment donné, la mort arrive dans des conditions suspectes. On peut mourir au premier accès, on peut mourir dans le premier stade comme on peut succomber dans le deuxième ou le troisième.

Dans les pays où la fièvre pernicieuse est rare, des accès de ce genre sont presque toujours méconnus. Au point de vue médico-légal, le médecin légiste intervient d’autant plus fréquemment dans les cas de mort au cours d’une fièvre intermittente pernicieuse, que ces fièvres sont plus rares : parce que l’opinion publique ne sait à quelle cause les imputer, c’est-à-dire que c’est dans les pays où il y a le moins de fièvres intermittentes que cette intervention médico-légale est à son maximum, et dans les pays où il y en a le plus qu’elle est à son minimum.

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