Mort subite par traumatismes légers
117. Mort subite à la suite de la ponction d’un kyste hydatique du foie (2). — Un homme de 40 ans environ, était atteint d’un kyste hydatique du foie, on jugea utile de pratiquer une ponction : celle-ci donna lieu à l’écoulement de quelques gouttes d’un liquide d’ahord séreux, puis séro-sanguinolent. Cet écoulement s’arrêta brusquement, et aussitôt le malade fut pris d'un malaise subit, de dyspnée, de nausées, de vomissements, d’une expuition abondante de mucosités mousseuses et dans l’espace de vingt minutes, le malade succomba.
Autopsie. — On trouva les lésions d’une pneumonie caséeuse, d’un emphysème récent, d’une péricardite ancienne et dans le foie deux kystes hydatiques.
L’auteur de l’observation (M. Martineau) pense que la mort subite doit être attribuée ici à une paralysie du pneumogastrique, probablement d’origine réflexe par suite d’irritation des fibres qui se dirigent du côté du foie. Ce qui semble donner raison à cette hypothèse, c’est que le cœur s’est arrêté brusquement, puisqu’on a fait saigner le malade et que le sang n’a pas coulé.
118. Mort subite après une opération de bec-de lièvre (3). — Enfant de 1 an, très robuste, atteint de bec-de-lièvre.
(1) Observation communiquée par le professeur Beaunis. — Vincent, Des causes de la mort prompte, après les grands traumatismes accidentels et chirurgicaux. Thèse agrég. 1878, p. 389.
(2) Martineau, Gaz. des hôp., 1875, p. 310.
(3) Schultze, Observation communiquée à. la Société d’obstétrique du Berlin, au nom de M. Volkmanu, de Halle. Gaz. hebd., 1858, p. 580.