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La mort et le diable

Analogies de l'Évolution de la civilisation indienne et de celle de la civilisation indo-germanique occidentale. La méthode naturaliste pour la reconstruction d'un état social passé. Application à l'Inde.— Invasion des Àryâs dans l'Hindoustan. Formation des castes. Caractère de la nature du pays ; la flore et la faune. Le culte du feu, Agni; le culte du soleil; adoration de la lumière comme origine du monde. La création selon le Rig- Véda ; absence de l'idée d'un créateur. Naissance de l'idée de lirahma ; sa signification impersonnelle dans le Sama-Véda; il devient un dieu personnel. — Les Brahmanes des Védas, poëtes-philosophes. Chants relatifs à la mort ; funérailles. Incarnations de Brahoia. Unification des êtres en Brahma. Transmigration. Le dogme de la chut" dans Mcmou; conséquences; désir d'anéantissement; expiations dans d'autres corps. Origine du culte de Swa. Vichnou, dieu intermédiaire. Génération des autres dieux. Intention réformiste du Bouddha. Le Bouddhisme se confond avec le Brahmanisme. Pratiques relatives à la mort dans la décadence hindoue . Immortalité nulle

PEBSE.

Parenté dn* Iraniens et des Aryâs de l'Inde et de l'Europe. Caractère libéral de la société iranienne. Amour du feu, de la terre et

vm TABLE DES MATIÈRES.

Pages, des animaux. L'Iranien devant la nature. Son idée de la mort ; Ahriinane. Sun idée iVOrumzd, comme lumière pure. L'âme retourne à la lumière. Funérailles ; le corps est exposé au soleil et dévoré par les ./seaux ; voyage de l'âme après le troisième jour de la moi t . La religion iranienne repoussait le Fatalisme

Conditions d'existence de l'Egyptien; il subordonne tout à la conservation. Architecture. Conservation du mort. Laboratoire d'embaumement. Diverses sortes de momifications. On étend la momification à tous les êtres. La Nécropole : les Pyramides; tombeaux des prêtres; hypogées des guerriers ; nul autre que le prêtre ne connaissait la demeure de chaque défunt. La demeure des morts sous les premières dynasties. Raison des embaumements ; tout conspire à l'immobilité et à la régularité, même la Nature ; la vie est prise comme simple durée de la forme ; on ne croit pas à la mort; elle n'est qu'une parenthèse de la vie. Réalisation de la justice après la mort. Révivification. On ne croit pas à l'âme entièrement distincte du corps ; l'âme est une émanation impulsive du dieu solaire; l'âme triple : intelligence, âme et esprit. Erreur de certains auteurs qui ont pensé que les Égyptiens croyaient à une âme pareille à celle qu'ont imaginée nos métaphysiciens ; l'âme n'était individuelle qu'en tant qu'elle se manifestait dans l'individu ; elle n'était pas non plus tout à fait distincte de l'organisme. Le Livre des morts. Raison de l'embaumement des autres êtres que l'Homme. Idées peu précises de l'Égyptien, à l'égard de l'espèce, et même de l'humanité. Conclusion 32

Adoration des divers aspects de la Nature chez les Sémites. Division de la Divinité en masculine et féminine, en bienfaisante et malfaisante. Noms divers du Dieu ; ceux du Dieu naissant ; ceux de la Déesse voluptueuse ou sinistre. Etait-ce un polythéisme ou un monothéisme? Cultes obscènes et funèbres en Asie Mineure et en Phénicie. Biblos. Théogonie et cosmogonie phéniciennes. Le printemps en Phénicie. L'été ; mort des productions de la nature par la chaleur. L'automne et les pluies. Renaissance de la vie Personnification de ces phénomènes ; amour de Baalath pour Adon; celui-ci est tué par Moloch ; désolation de la Déesse ; le sang du Dieu ; la Résurrection. Le temple de la grande Déesse. Culte du Dieu mort. Carême, flagellations et processions. Le sermon de Passion du grand prêtre. Ensevelissement du Dieu mort. Moloch règne en été; sacrifices d'enfants. Le Dieu remonte au ciel. Orgie sacrée S4

TABLE DES MATIÈRES, ix

Pages.

La nature du pays; tranquillité et proportion. L'organisation de la société hellénique conformément à son milieu. La mort n'est pas lugubre en Grèce ; on n'y considère que la vie. Dignité des Grecs dans la mort. Funérailles. Le bûcher. L'ombre. Crémation des cadavres trouvés ; elle est refusée aux traîtres et aux tyrans. Urnes cinéraires; le souvenir du défunt. Perpétuité dans la patrie. L'esclave n'a pas d'immortalité. — Analogie de Rome avec la Grèce. Le testament C5

L'Hébreu est l'esclave par excellence. Son caractère. Ses tendances terrstres. Ce qu'il a fait pour la civilisation. Il croyait seulement à l'existence terrestre. L'esprit conçu comme souffle. Le mort dans le Scheol. La justice se réalisant par le châtiment ou la récompense en une autre vie. Après les malbeurs d'Israël, cette théorie ne tient plus. Rétributions et peines aux descendants ; Job rejette cette théorie. Captivité de Babylone. Probabilités de la naissance dans cette ville de la théorie du corps et de l'esprit. Idée de l'âme et de sa destinée à Babylone ; idée de l'esprit-souffle qui s'en va vers Dieu. L'idée de l'autre vie naît pour expliquer le triomphe des ennemis du peuple élu ; le bonheur à la lin des siècles ; résurrection de la chair ; Messianisme. La description de la fin du monde et du jugement dernier forme le sujet des apocalypses ; leur caractère désolant n'aboutit qu'à augmenter le malheur ; crainte des peines d'outre-tombe 72

Discrédit de Jupiter; Bacchus à Eleusis ; le peuple l'acclame ; Eschyle et ses amis protestent ; ils repoussent les dieux de l'Asie. Les mystères d'Eleusis; limmortalité de l'âme; le blé, le vin sang du Dieu; nécessité de la descente du dieu de l'amour. Eschyle est poursuivi comme athée ; persécution de ses amis. Bacchus règne par la femme et par l'esclave. La femme invoque les divinités pleureuses de l'Orient. Protestation et condamnation de Sapho. La Diane chaste devient sinistre et crapuleuse à Ephèse. La Mort entre avec l'Amour en Grèce ; les dieux de l'Orient lui prêtent le caractère sinistre. Prométhée. — Idées des philosophes grecs sur l'âme ; Déinocrite ; Leucippe ; Heraclite ; le nous d'Aristote ; Pythagore et Platon ; l'âme humaine dérive de l'âme universelle, selon ce dernier; sa

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