‹ La mort par la décapitationChapitre 13 sur 59 · Legallois. Recherches sur le principe de la vie, p · texte numérisé non relu

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cliaaiip bâillement; nous verrions qu'au moment où les bâillements s'atîaiblissent et d.si)araissent les mouvements des narines persistent encore quelque temps et témoignent des efforts tentes par 1 amma pour respirer. M. Dastre qui, au laboratoire m a fait Remarquer cette persistance des mouvements des narines, a reconnu: lui aussi, qu'il s'agit bien la d actes respiratoires.

Mais pourquoi la tête exécute-t-elle des efforts inspiratoires? Pourquoi se trouve-t-elle dans les conditions de l'asphyxie?

Oiielle que soit la quantité de sang qui puisse resteiMlaus le cerveau après la décapitation, il est certain que ce sang ne peut plus s'artériabser. Il lui est impossible de se débarrasser de son acide carbonique et de se charger d'oxygène : il passe donc à l'état de. sang asphyxique. 11 me paraît inutile d'insister ici sur les propriétés de ce dernier liquide: sa présence exi^lique très simplement l'apparition des efforts respiratoires faits parla tête qui vient d'être séparée du tronc. Le poumon n'est plus là pour revivifier, pour renouveler le sang qui a servi aux activités cérébrales. Cette raison suffirait à elle seule pour rendre compte de l'état d'asphyxie dans lequel se trouve la tête décollée.

Mais une autre raison, qui a aussi son importance, c'est l'abaissement immédiat de la tension artérielle. Cette tension, qui pouvait être évaluéeà 1 2ou 15 centimètres de mercure, tombe subitement à zéro. Les artères reviennent sur elles-mêmes pour satisfaire leur élasticité, puisque l'action du cœur ne se fait plus sentir pourles maintenir en tension. Or cet anéantissement de la pression sanguine est encore une cause d'asphyxie. Il ne suffit pas, en effet, que le sangoxygéné'^arrive au contact des tissus; il faut qu'il soit poussé vers eux avec une certaine force: et le

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