POIDS DE LA TÊTE SÉPARÉE DU COUPS
BAPPORT DU POIDS
DU SANG l'EBDU AUPruDS DELA TÊTE
Latete perd donc une certaine qiiantilé de san^ après la décap,tal,on : elle en perd, en réalité, proportionnellement moins que le tronc; mais celle phyxiT pourlant encore à provoquer l'as-
J'aurai l'occasion de revenir plus loin, à propos de
nn^lnT; "Î^^T'Î".' '"^^^ sanguine subie parla lelc décollée. Cetteperle aéténotablement exa-
LA TÈTE Al'HÈS LA DÉCAI'ITATION 51
oérée par certains auteurs, d'après lesquels il ne doit plus rester de sang dans les vaisseaux cérébraux: elle a été, d'autre part, niée par plusieurs théoriciens, sons prétexte que, la cavité crânienne étant inextensible, le sang ne peut pas s'écouler au dehors, de par les lois de la pression barométrique. Les considérations, qui seront développées dans un prochain chapitre, permettront, je l'espère, de savoir de quel côté est la vérité. Qu'il me suffise de dire actuellement qu'il reste encore du sang dans le cerveau après la décapitation.
Ainsi, impossibihté d'artérialiser le sang des vaisseaux cérébraux, anéantissement de la tension artérielle, diminulion de la- quantité de sang contenue dans l'encéphale, voilà trois raisons qui expliquent suffisamment pourquoi la tête décapitée se trouve dans les conditions de l'asphyxie.
L'opinion de Legallois est donc exacte. Les bâillements que présente la tole d'un animal, après la décapitation, sont réellement des actes inspiratoires, des efforts contre l'asphyxie. L'oxygène fait rapidement défaut et l'acide carbonique se trouve aussitôt en excès dans le sang, à supposer que les échanges organiques continuent à s'effectuer après la décollation.
Mais, dira-t-on,la mort par asphyxie n'est pas une mort brusque, immédiate : la perte de connaissance n'est pas instantanée, l'animal peut encore, pendant un certain temps, penser, sentir et vouloir. Par conséquent, si c'est par le mécanisme de l'asphyxie que la vie disparaît de la tête décapitée, il est probable que la conscience et la volonté ne sont pas subitement abolies. Chez un chien, soumis à l'asphyxie la plus rapide au moyen de la ligature de la trachée, l'activité psychique ne s'éteint guère avant la fhi de la première minute. C'est donc pendant une minute au moins que la fonction cérébrale persiste, que la dou-