‹ La mort par la décapitationChapitre 43 sur 59 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

quesl ion a élé l'objet d'une longue et vivo discussion a la bociete de Biologie enlre Paul Bert et M Ifborde. Yoici quelle 6(ail, à ce propos, l'opinion de mon regrellé Mciî(re;je l'emprunte à un article qu'il publiait a cette occasion dans le Voltaire du 22 iuilletl885: ^

« ...C'est à ce point que je crie: halle-là 1 Et je » dis : cette expérience, vous n'avez pas le droit de "la » tenter! Notez que je n'incrimine les intentions de » personne : je comprends, je sens les entraînements » de la passion scientifique, et peu de problèmes ^> sont plus dignes de l'attention des psychologues » Mais la morale et la loi interdisent d'essayer de la )) résoudre par ce moyen.

« Supposez l'expérience réussie. Imaginez sur la » table sanglante cette tête coupée qui sent, voit en- » tend, comprend. Voyez ces lèvres qui remuent, si- » lencieuses, le larynx tranché ne leur fournissant « aucun son. Si elles parlent, c'est pour exprimer » l'alroce torture physique de la plaie énorme et la » torture morale, plus épouvanlabie encore. Le plus » cruel des bourreaux qui brûle, tenaille et roue, est

une colombe à côté de ce savantqui pompe tranquil- ') lement son sang soigneusement arlériahsé.

« En outre, le bourreau fait, lui, œuvre léçjale ; sa ^ cruauté est celle des textes ; il n'est que l'instru-

> ment de la loi. Mais l'expérimentateur viole le ) Code pénal lui-même, car ce code se réfère à la loi

> de 1791 qui mit fin aux férocités pénales. Or, son ) article 2 contient cette formule, dont on serait - presque tenté de sourire, si elle ne rappelait (ant

de souvenirs sinistres : « La peine de mort consistera dans la simple privation de la vie. » Et plus loin : u Aucune torture ne peut être exercée envers les condamnés. Tout condamné à mort aura la tète tranchée ».

« Sans doute, le législaleur n'avait pensé qu'aux tortures sur le vivant. Il ne pouvait prévoir que

LA TÈTE DES DÉCAPITÉS 207

,) l'iiipéniosilé d'unpliysiologisle arriverait à torturer » un mort. Sa prohibition n'en est pas moins nette

» et formelle... , i • ,

« Ce décapité reiranclié du nombre des vivants a » pavé sa dette. Nul n'a le droit de la lui faire payer ,, une seconde fois. Or c'est à quoi tendent les expe- » riences de revivification sur les têtes des suppliciés. )) Voilà pourquoi je les ai énergiquement con-

)) damnées ».

Les objections formulées par Paul Bert dans un langage si élevé sont assurément beaucoup plus philosophiques que scientifiques. Je ne veux pas les discuter, car l'objet de ce livre est de ne donner que l'analyse physiologique des effets de la décapitation. Qu'il me suflise de rappeler que, déjà au commencement du siècle, à l'occasion des recherches entreprises par Aldini sur les restes des suppliciés, le professeur Ferry écrivit une lettre pour protester contre de pareilles expériences ; il s'agissait alors des mouvements que l'on provoquait en appliquant le galvanisme et qui pouvaient être regardés comme des manifestations d'une sensibilité réveillée.

Mais ces craintes philanthropiques n'auront jamais, je crois, l'occasion de s'exercer sérieusement. Je doute, en effet, qu'avant longtemps l'audace des expérimentateurs aille jusqu'à saisir la tête au moment où elle tombe pour lui injecter du sang artériel : et même, poiH" avoir quelque chance de provoquer le retour de mouvements spontanés, il faudrait préparer les carotides du condamné avant la décoUation. Et puis, surtout, je me refuse à admettre que le cerveau puisse être r'élahli dans les conditions de son fonctionnement normal grâce à la seule transfusion sanguine pratiquée aussi rapidement qu'on le supposera. La restitution du sang peut remettre en place un des rouages du mécanisme cérébral disloqué par la décapitation; mais eUe est incapable de réparer tous les désordres et de faire cesser tous les troubles ; elle ne peut pas

CnAPITRIÎ TROISlliMIÎ

d, oudre e b lies d'air qui circuleut daus les vaisseaux encéphaliques. Si la transfusion es! un remè e elle n'est pas une panacée. 'cmcG.,

Si elles ont été inefficaces au point de vue du rei^our des mouvements spontanés, les expériences de M. Laboide ont du moins donné des résultats intéres- Kpo ! ? "^'^"^ persistance de l'excitabilité côrélale chez 1 homme décapité. Nous avons vu, dans un des chapitres précédents, que, chez le chien décollé ce te excitabd.té chsparaissait entrela25«et la 3o'mi: nute après le coup : or, chez l'homme, M. Laborde a pu également retrouver au bout du même temps des traces de cette excitabihté.

Sur le crâne mis h nu, M. Laborde pratique dans la région rolandique des trous distants les uns des autres d un centimètre environ. Par deux de ces trous Il introduit deux aiguilles (une pour chacun), bien isolées, amenant des courants électriques interrompus Suri une c es têtes ainsi préparées, dès que le courant eut atteint la partie superficielle des circonvolutions, Ion aperçut un mouvement des paupières cle 1 œil du cote opposé qui venait de s'enir'ouvrir Les aiguilles étant un peu plus enfoncées, on constata le même résultat dans les muscles palpébraux • mais en outre, on obtint un mouvement bien marqué des lèvres et de la mâchoire inférieure. L'expérience fut renouvelée ainsi à trois reprises successives et, chaque fois, la bouche préalablement ouverte par la chute spontanée du maxillaire inférieur se lerma brusquement par le relèvement de ce dernier Ces électrisations, qui avaient été commencées vers la 25" minute après la chute de la tête, ne donnèrent plus de résultats au bout de cinq minules. Ce serait donc de la 25'' à la 30'^ minute après la décollation que disparaîtrait l'excitabilité de la substance cérébrale.

M, Laborde put répéter les mêmes expériences sur

LA TÛTE DES DÉCAPITÉS

un autre guillotiné. En électrisant la région motrice du cerveau du côté droit, il vit apparaître, dans le côté ffauche seulement de la face, des contractions de Torbiculaire de la paupière, du sourcillier, de la portion sus-orbitaire du fi-ontal : en même temps, les muscles élévateurs de la mâchoire inférieure se contractèrent énergiqnement de façon à produire un tort claquement dentaire. C'étaient en somme les mêmes phénomènes que ceux qu'on avait observés dans l'expérience précédente. Mais ici, grâce à la transfusion du sang dans la tête, la durée de l'excitabilité cérébrale fut doublée : à la 49"^ minute, après la décollation, il était encore possible d'obtenir des contractions du côté opposé de la face en excitant la région motrice du cerveau.

Toutefois, chez un troisième supphcié, M. Laborde ne put mettre en jeu cette excitabilité bien qu'il eût pris les mêmes précautions que précédemment.

J'ai déjà signalé les objections adressées par M. Vulpian aux expériences de M. Laborde sur la persistance de l'excitabihté cérébrale, objections d'après lesquelles les centres nerveux ne seraient pour rien dans la production des mouvements ainsi provoqués ; ces mouvements seraient, au dire du regretté physiologiste, dus uniquement à une propagation physique des courants de proche en proche, des points électrisés aux nerfs et aux muscles les plus voisins. J'ai également rapporté la réponse de M. Laborde dont les arguments paraissent décisifs. Je conçois néanmoins qu'on soit surpris de cette longue persistance dans l'excitabilité du cerveau, surtout si on la compare à celle de la moeUe épinière. Nous avons vu, en etfet, que le bout de la moelle attenant à la tête n'était plus impressionnable aux irritations mécaniques une ou deux minules après la décollation. Et cette inexcitabilité médullaire n'est pas seulement transitoire, ainsi qu'on pourrait le supposer à

CnAPITRE TROISlÈMIi

la suite du choc violent produit, par le glaive • elle est permanente et définitive. JN'ous n'avons, il est vrai, cherché à la mettre en jeu sur les têtes d'homme qu'au moyen des irritants mécaniques : mais, chez le chien, nous avons employé les courants électriques interrompus sans obtenir la moindre contraction dans les muscles du visage.

Il me semble inutile de rappeler ici les expériences pratiquées au commencement du siècle sur des têtes et sur des corps de décapités. Ces expériences, faites par Wendt, Aldini, Mojon, etc., démontraient que l'apphcalion du galvanisme provoquait des mouvements de la face et amenait des expressions différentes de la physionomie : ces grimaces étaienlmême regardées, nous l'avons déjà dit, comme les témoins d'une sensibilité à peine diminuée. Nous savons aujourd'hui que l'on met ainsi simplement en jeu l'excitabilité des nerfs moteurs ou même seulement l'irritabilité des muscles : nous savons que ces propriétés, chez tous les cadavres, se conservent longtemps encore après ce qu'on est convenu d'appeler le moment de la mort. S'il fallait d'ailleurs une preuve directe pour démontrer que ces mouvements du visage, suscités par l'électrisation des nerfs, n'ont aucun rapport avec la vie mentale, nous n'aurions qu'à enlever, comme l'ont fait MM. Dujardin- Beaumetz et Evrard, le cerveau de la tête décapitée et à porter ensuite l'excitant électrique sur les nerfs et sur les muscles : nous obtiendrions alors, en l'absence du cerveau, des contractions plus ou moins intenses et des grimaces plus ou moins expressives dans toute la physionomie.

La mort des nerfs moteurs et des muscles survient en effet dans un délai quelquefois assez éloigné. M. Laborde, chez deux décapités, a constaté des contractions dans les parties innervées par le facial en excitant le tronc de ce nerf près d'une heure après

LA TÉÏE DES DÉCAI'ITÉS 211

l'exécution. Les muscles répondent encore plus longtemps aux excitations portées à leur surface. Cependant la durée de leur excitabilité est plus courte à la suite de la décollation qu après les autres genres de mort. La raison de cette différence tient peut-être à riiémorragie qui enlève aux muscles une certaine quantité de leur sang.

Le muscle irien, dont la contraction amène le rétrécissement delà pupille, paraît conserver au moins pendant une demi-heure son irritabilité en présence delà lumière. M. Laborde a vu l'iris se contracter en approchant au-devant de l'œil la flamme d'une boucrie environ trente minutes après la décapitation. Le savant physiologiste a même considéré ce resserrement de la pupille comme le résultat d'un acte réflexe : mais il me semble qu'on peut l'interpréter d'une façon différente, sans faire intervenir l'action d'un centre nerveux, puisque, d'après les recherches de M. Brown-Séquard, le muscle irien est directement impressionnable à l'excitant lumineux. La contraction de l'iris ne prouve, je le crois du moins, que la persistance de l'irritabilité du muscle irien.

L'état des pupihes n'est du reste pas le même chez .tous les décapités. Le plus souvent les pupilles, contractées pendant la première minute après la décollation, se dilatent ensuite largement pour revenir plus tard à une dilatation moyenne. Cependant les deux guillotinés que nous avons examinés, M. Reo-nard et moi, présentaient plutôt un rétrécissement qu'une dilatation des orifices pupillaires.

Les muscles de la tête décollée entrent en rigidité cadavérique au bout d'un temps que je ne saurais préciser et qui doit du reste varier dans chaque cas. C'est ainsi que la tête du décapité, que nous avons examiné à Amiens, est devenue rigide aussitôt après sa chute : ou du moins la contracture qui l'a envahie

CDAPlTJiE TROISIÈME

à ce moment s'est confondue ensuite avec la rigidité cadavérique. Mais, chez d'autres suppliciés qui ne portaient pas Irace de celte contracture el qui avaient au contraire la mâchoire abaissée, la rigidité n'a apparu qu'une ou deux heures après l'exécution.

L'apparition de la rigidité marque la mort, la perte de l'excitabilité des principaux tissus. Les éléments histologiques retournent peu à peu à la matière brute et inorganisée. iNousne trouvons bientôt aucune trace de vie dans la tête décollée. La physiologie n'a plus rien à nous apprendre sur les effets de la décapitation : voyons donc maintenant quels renseignements peut nous fournir l'anatomie au sujet des troubles apportés dans les organes par la section du cou. Pratiquons l'autopsie de la tête décapitée.

Et d'abord examinons la plaie faite par le glaive : regardons à quel niveau le cou a été sectionné. C'est en général sur la quatrième vertèbre que le coup est porté ; mais quelquefois aussi c'est sur la cinquième, la sixième et même la septième; chez quelques suppliciés, la plaie se trouve en effet presque au niveau des épaules. D'autres fois, au contraire, c'est la troisième vertèbre qui est coupée : la deuxième n'est atteinte que très rarement et, quant à la première, je ne connais pas de décapitation dans laquelle elle ait été intéressée. Le plus souvent, c'est donc au niveau de la quatrième vertèbre, ou un peu plus bas, que tombe le couteau. Quand la décollation est exécutée par la hache, c'est encore dans la même région que le cou est sectionné.

La section de la vertèbre s'opère toujours avec netteté, sans fractures ni esquilles : les lames vertébrales elles-mêmes sont coupées très régulièrement et d'un seul trait. La guillotine n'agit donc pas comme instrument contondant : elle n'assomme pas, elle fauche. Elle n'écrase pas le cou, ainsi que l'affirmait Sœmmering : la masse de plomb qui surmonte le

LA TÉTE DES DÉCAIMTÈS 213

couteau n'a d'autre innuence que d augmenter considérablement la force de pénétration dans a colonne osseuse laquelle est ainsi franchement sectionnée, et

non pas brisée. ,

Le olaive atteint d'ailleurs assez souvent deux vertèbres'' à la fois : selon que la tête est abaissée ou relevée au moment de la chute du couteau, deux corps vertébraux avec le disque intervertébral ou bien encore le corps d'une des vertèbres et les lames de l'autre peuvent se trouver sur le passage de l'instrument tranchant. La section peut aussi se présenter plus ou moins obhquement, de gauche à droite ou de droite à gauche, suivant le côté vers lequel la tête s'est portée après avoir été engagée dans la lunette. Mais qu'il n'y ait qu'une seule ou qu'il y ait deux vertèbres coupées, la seclion est le plus souvent oblique d'arrière en avant, c'est-à-dire de la colonne rachidienne vers le menton.

La plaie paraît toujours irrégulière à cause de l'inégale rétraction des tissus. La peau est coupée nettement, mais elle laisse souvent un lambeau à la région cervicale antérieure, au-dessous du menton. La° rétraction de cette peau découvre les muscles de la nuque et les anneaux de la trachée (ou les cartilages du larynx, suivant le niveau de la section). L'œsophage est rétracté ; il en est de même du paquet vasculo-nerveux, aussi n'est-il pas toujours très facile de pincer du premier coup les artères carotides refoulées au fond de la plaie ; la tunique interne des vaisseaux présente quelquefois de petites marbrures rouges qui ne disparaissent pas par le lavage.

Voyons l'état de ces vaisseaux à l'intérieur du crâne : les uns sont vides, les autres sont remplis d'un sang plus ou moins mélangé d'air. Les carotides ne contiennent pas de liquide sanguin ; les vertébrales renferment quelquefois un peu de sang rosé. Dans les artères de l'hexagone de Willis, on constate souvent la présence de bulles d'air mêlées aux goutte-

Ie(tes sanguines. Mais là où ce mélange es( le plus marqué et le plus conslani, c'est dans les veines de la pie-mère à la convexité du cerveau : ces vaisseaux ressemblent en effet à des tubes thermoméiriques orsqu'à la suite d'une rupture ceux-ci présentent leur colonne liquide divisée par de nombreuses bulles d'air. Les veines pies-mériennes conliennenl ainsi une foule de petits index et de petites colonnettes sanguines séparées les unes des autres par autant de bulles gazeuses : on peut mettre ces bulles en mouvement en exerçant une légère pression sur les vaisseaux.

^ Les sinus delà dure-mère sont en général remplis d'air: quelquefois cependant ils renferment encore un peu de sang. Les veines jugulaires internes se montrent incomplètement affaissées et pleines d'air.

Il y a donc, dans l'état des vaisseaux encéphaliques* des modifications assez considérables à la suite de la décollation. C'est, d'une part, la pauvreté de ces vaisseaux en liquide sanguin: c'est, d'autre part, la présence des nombreuses bulles d'air mélangées au sang dans les artères et dans les veines.

Ce sang qui reste dans la tête décapitée conserve d'ailleurs une coloration rouge, rutilante même, qui a été constatée par plusieurs observateurs, par Lélut en particulier pour la première fois. Or l'existence de ce sang rouge confirme l'opinion que nous avons exprimée au sujet du mécanisme de la mort dans la décapitation : nous avons vu, en effet, quelle importance M. Brown-Séquard attache à ce caractère pou,r ctabhr que la mort est survenue par inhibition, pour démontrer que les échanges ont été subitement arrêtés.

Mais cVoh vient cet air que nous voyons mélangé au sang ? Nous en avions déjà constaté la présence dans la tête des chiens décollés et nous avions donné une explication qui trouve encore ici sa place. Je ne me dissimule pas toutefois ce que celte explication a d'in-

LA TÉTE DES DÉCAPITÉS 215

complet et de défectueux. Immédiatement après la décollation, disions-nous, les petits vaisseaux se con- Senl et 'chassent le sang au dehors par les plaie artérielles : quand cette conlractdite a cessé, es Artères revenant sur elles-mêmes Peuven api^eler dansleur intérieur une certaine quantité d air qui se mélan-eant au sang, produit ces index que tous les £ valeurs ont signalés. Mais cette explication laisse incompréhensiijlela présence de l'air dans les veines ; et c'est dans ces derniers vaisseaux surtout que les bulles sont abondantes. Aussi nous devons, je crois, admettre qu'une grande partie de cet air pénètre par les orifices veineux sectionnés et remonte dans les veines dès que les jugulaires et les sinus ont laissé écouler leur contenu sanguin

Quand on enlève la calotte crânienne d un décapité, le premier fait qui appelle l'attention, c'est la présence d'une quantité d'air assez considérable entre les ménin^^es et la surface cérébrale. Les enveloppes du cerveau sont soulevées à une certaine distance de la masse nerveuse: elles sont séparées des hémisphères par une couche gazeuse relativement épaisse. C'est encore là, du reste, une observation que nous avions relevée chez les chiens décollés. Cette couche d air, nous le savons déjà, siège dansl'espace sous-arachnoidien. Comment s'y trouve-t-elle? nous l'avons également indiqué. A l'instant de la décollation, les artères et les veines encéphahques se vident en partie. Mais,

1 On a regardé la présence de ces bulles d'air dans le sang comme une preuve de la persistance d'une certaine circulation dans la tele décollée. On a également considéré comme la preuve de cette persistance l'épanchement constaté dans les plaies que la tête s est faites en tombant dans le récipient métallique. On sait que cette infiltration du sang dans les plaies signifie, en médecine légale, que la blessure a été reçue pendant la vie ou au moins dans une période très voisine de la mort. Hien ne nous empêche d'accepter cette interprétation pour les plaies coniuses observées sur les téguments du crâne et de la face des suppliciée. Lélut en cite plusieurs exemples: M. I.acassagne l'a également constaté Mais encore faudrait-il être bien certain que la blessure a été faite après la décapitation: il arrive souvent en en"ei que le patient résiste à l'exécuteur et se blesse en portant violemment la tête sur les bords de la lunette.

Page 1