‹ La Mort rapide dans l'Éczéma Chez L'enfantChapitre 15 sur 20 · IV · texte numérisé non relu

IV

Une élude approfondie des observations, déjà connues ou encore inédites que nous rapportons, permettra d'accepter l’opinion que nous émettons | ici : que l’eczéma et une toxidermite consécutive à une infection, — ordinairement à point de départ intestinal, — avec la plupart du temps des lésions hépato-rénales, qui expliquent les accidents ultimes par leur aggravation.

De nombreux faits cliniques, pathogéniques et anatomo-pathologiques nous autorisent à soutenir cette idée, qui, sans s'appliquer absolument à tous les cas, en explique du moins le plus grand nombre. Et, bien qu'on ait distingué des formes multiples d’eczéma (eczémas congénital, — infectieux, — scrofuleux pour les uns ; dus au parasitisme, — à la dentition, — à l’hérédité neuro-pathologique, — aux vices de l’alimentation et aux troubles digestifs pour les autres), nous allons voir que le processus immédiat parait toujours identique, malgré la cause primitive différente.

Saurain déjà bien avant nous, étudiant les com-

plications de l’eczéma localisées à un seul organe,

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avait distingué des complications broncho-pulmonaires, gastro-intestinales, rénales et nerveuses. Mais, nous n’avons à envisager ici que les accidents, qui ont été suivis de mort, et l'examen des observations quenous avons relatées nous amène à ramener à quatre types tous les symptômes au milieu desquels ont succombé nos petits malades. # Nous distinguerons donc ceux quisont morts par: re Accidents respiratoires ; 20 À Pernmall cardiaques ; 3° Accidents digestifs ; 4e Accidents nerveux.

1° Mort par accidents respiratoires. — Ces accidents peuvent être des plus divers, et, sans nous arrêter à ce cas de catarrhe suffocant qu'observa Madinier chez un enfant de à mois, catarrhe qui du reste ne fut pas suivi de mort, nous retrouvons dans la thèse de Wyss des observations nombreuses où les petits malades succombèrent au milieu de symptômes de broncho-pneumonie, de pneumonie et de pleuro-pneumonie. Nos observations] et IT que nous avons prises dans la thèse de Saurain et qui viennent de l’auteur allemand, en témoignent, puisqu'on retrouve, dans la première, dela matité et de la rudesse vésiculaire expliquant à l’autopsie l’œdème pulmonaire étendu aux deux côtés et quelques lésions de pneumonie, et, dans la seconde, les symptômes d’une pleuro-pneumonie droite généralisée, expliquant les lésions pulmonaires de la nécropsie. Plus récemment, c’est ce petit malade de Guinon

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et Pater(obs. XIV)quiarrive dans le service, le visage bouffi, les pieds œdématiés, le ventre ballonné, Il a depuis six jours des vomissements et une diarrhée abondante, verdâtre. Son urine est rare, à peine quelques gouttes. Elle est épaisse, foncée et renferme un gramme d’albumine. Sa toux est fréquente, sa respiration, c’est la respiration de Bouchut, sa dyspnée est vive, avec au sommet droit en avant de la submatité, au sommet gauche en arrière, une respiration soufllante et des râles sous-crépitants, et partout de l'obscurité respiratoire et des râles de bronchite disséminée. Rapidement l’état s'aggrave, les urines se suppriment, l'enfant se cyanose, ses extrémités se refroidissent ct la mort survient en pleine asphyxie. ;

Là encore, nous ne retrouverons à l’autopsie que quelques lésions pulmonaires pour expliquer tous ces symptômes graves : Un peu d’œdème, un peu de broncho-pneunonie à la base droite, une congestion intense du poumon. Et nous sommes forcé de reconnaître que si c’est au milieu d'accidents respiratoires que sont morts lous ces malades, c’est aussi sans que leurs poumonssoient sérieusement touchés.

2o Morts par accidents cardiaques. — Bernheim Karrer est le seul qui ait voulu expliquer par l’insuffisance du cœur la mort des petits malades qu'il a observés (obs. XIIT). Du reste, la myocardite ne fut reconnue qu'à l’autopsie, les enfants étant morts subitement ; et si l’auteur avait fait l'examen histologique de tous les organes, comme il a fait celui du

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