‹ La Mort rapide dans l'Éczéma Chez L'enfantChapitre 3 sur 20 · Bonn. De la mort subite, Thèse de Paris, juillet · texte numérisé non relu

Bonn. De la mort subite, Thèse de Paris, juillet

: Verxer, Des causes de la mort subite. Thèse dé Paris, 1873.

. Moussé. Causes de la mort subite. Thèse de Paris, 1877. 6. Bonremrs, De la mort subite chez les jeunes enfants. Thèse de. Paris,

juin 1882.

sivement, sont publiées les années suivantes trois nouvelles observations de Baginski en 1882, de Grancher en 1885, et de Hardy en 1886. Baginski émet l'hypothèse que son pelit malade a dû mourir d’infection septique aiguë; quant à Grancher, il ne trouve à l’autopsie qu’une congestion des centres nerveux : « Nous voilà, dit-il, fort embarrassés, car nous ignorons encore la nature de l’eczéma ; mais je ne doute pas, si le raisonnement par analogie est permis, du transport ou de la rétention, comme vous voudrez, d'un agent chimique ou figuré, cause à la peau de. l'eczéma et dans le bulbe des convulsions. »

Il faut ensuite aller jusqu’en 189r pour retrouver des observations nous intéressant : À celte date, Kaposi et l'Ecole de Vienne signalent des cas d’eczéma « devenant rapidement gangreneux, diphtériques, fibrineux, phlegmoneux » et amenant la mort en quelques jours au milieu de phénomènes d'éclamp- -sie et de collapsus.

A la même époque que les maîtres allemands, Guaita, Ferreira et l'Ecole italienne publient huit observations d'enfants porteurs d’eczéma impétigineux et morts, pensent les auteurs, de néphrite parenchymatcuse. L'année suivante, Félici en publie deux cas semblables.

En 1894, Bernheim Karrer publie une-observation très nette d'infection septique foudroyante. Mais, c'est surtout l’année suivante que dans la thèse de Wyss nous trouvons des documents intéressants,

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en particulier cinq observations que nous rapportons plus loin.

En 1895 également, sans parler des communications faites par Humhalter et par Legendre, est publiée, sous l'inspiration du professeur Hutinel, la thèse d'Hulot suivie deux ans plus tard de celle de Saurain. Ces auteurs tendent à montrer que la mort rapide dans l’eczéma est due à une infection aiguë à

porte d’entrée cutanée.

Les conclusions du professeur Hutinel sont adoptées par D’Espine et Picot dans leur traité de 1899, à l’occasion d'une nouvelle observation intéressante, . que nous citons plus loin. |

En 19017, cette question de mortsubite dans l’eczéma donne lieu à une intéressante discussion à la réu- nion des Pédiâtres de Düsseldorf : Bloch, Simon et Castenholz y rapportent des cas de mort subite à la suite d’eczémas traités, et Castenholz en conclut que la mort subite doit être attribuée en ces cas à ce que la respiration cutanée, déjà troublée par l’eczéma, est tout à fait abolie par l'application d’onguents sur une large surface.

En 1903, un Anglais, Borland, cite dans The Lancet une observation très curieuse: Un enfant atteint d’eczéma aigu est pris subitement d’hématémèse et meurt. À l’autopsie, on trouve un ulcère duodénal. Pour l’auteur, la lésion cutanée a envoyé au système nerveux central une excitation qui par réflexe a amené de l’hyperchlorhydrie, cause ellemême de l’ulcère et de l’hématémèse.

La même annce, Cohn publie l’observation d’un enfant de 15 mois, mort au cours d’un eczéma traité et avec des symptômes de néphrite. Pour lui, les ganglions lymphatiques hypertrophiés ont logé des produits de résorption toxique ou des microorganismes, qui au moment de la guérison, ont amené la mort par lésions rénales.

Enfin, citons, à la même époque, la thèse de Dupeyrac. Cet auteur, reprenant la théorie du professeur Bouchard, pense que les eczémas d’origine interne nesont en réalité que des auto-intoxications par ralentissement de la nutrition et production en excès de matériaux incomplèlement élaborés et toxiques, et que la mort, en ces cas, ne relève que d'une autointoxication.

En 1904, Fur, ayant observé fréquemment chez les enfants eczémateux l'état lymphatique de Paltauf, a essayé d'expliquer chez eux un certain nombre de morts subites par l’hypertrophie du thymus.

Et l’année suivante, Bernheim Karrer fit paraitre un mémoire où, ayant observé à l’autopsie des lésions de myocardite très avancée, il concluait que dans ces cas la mort devait être attribuée bien plus au mauvais état du cœur qu’à toute autre lésion.

Citons encore, en 1905, une remarquable leçon clinique de D’Astros sur l’évolution et les complications des infections cutanées. |

Enfin l'an dernier, cinq travaux ont été faits, tou- .chant à la question qui nous occupe :

C’est d’abord la très intéressante thèse de D

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